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Pascal et Kovalev lancent quelques jabs, surtout en direction de Stevenson

14/01/2015 03:51 EST | Actualisé 16/03/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - Jean Pascal et Sergey Kovalev n'y sont pas allés de grandes envolées oratoires au cours de la conférence de presse visant à promouvoir leur combat d'unification des titres mondiaux IBF, WBA et WBO des mi-lourds, mais ils ont tout de même décoché quelques jabs. Surtout en direction d'Adonis Stevenson et de Showtime.

Pascal (29-2-1, 17 K.-O.) tentera de ravir les trois titres détenus par le Russe lors de ce combat présenté au Centre Bell, le 14 mars prochain. Contrairement à ce qu'il nous a habitués, Pascal a opté pour la sobriété au cours de cette conférence présentée dans un grand hôtel new-yorkais, encensant son adversaire sans verser dans l'arrogance qu'on lui connaît.

«Ce combat a été facile à organiser. Vous savez, les titres et l'argent, ça vient, ça repart, a imagé Pascal. Mais l'Histoire demeure. Il y a trois ceintures en jeu. C'est le plus gros combat de l'histoire du Canada. Je crois vraiment que HBO veut présenter les meilleurs combats possibles. C'est pourquoi ils m'ont choisi pour affronter Kovalev.

«Kovalev est un solide boxeur, un grand champion. Il a du 'punch', il est rapide, il se déplace bien dans le ring. Ce sera très difficile de le battre, car il fait tout bien. J'aime être le négligé. Quand j'étais un petit garçon, j'ai vu 'Rocky IV', alors que Rocky Balboa s'est battu contre Ivan Drago, le 'Krusher'. Cette fois, c'est bien réel et je crois bien que je pourrai être le Balboa Noir.»

Kovalev (26-0-1, 23 K.-O.) a pour sa part signalé qu'après une année 2014 très chargée, à l'issue de laquelle il a été choisi boxeur de l'année par plusieurs publications, il amorçait 2015 en force, en affrontant le meilleur boxeur de la division après lui.

«Je veux affronter les meilleurs au monde, peu importe l'endroit où a lieu le combat», a signalé le boxeur de Kopeïsk.

«Avant de m'affronter, tout le monde dit qu'il va gagner, a-t-il poursuivi. Moi, je ne dis jamais que je vais gagner. Car c'est la boxe. Tout peut arriver. Vous pouvez vous préparer exactement de la même façon que moi, mais personne ne peut copier mon style. Et personne ne peut savoir comment je pense, comment j'aborde un combat. C'est ce qui me procure mon avantage.»

«Tous les gars qui affrontent Sergey promettent de le battre. Mais à la fin du combat, ils le félicitent et lui disent que c'est un grand boxeur», a pour sa part indiqué son gérant, Egis Klimas.

Évidemment, ce combat du 14 mars prochain sera présenté sur les ondes de HBO aux États-Unis. Le combat final est prévu pour 21h45. Si on ne connaît pas encore la sous-carte, Main Events a annoncé aujourd'hui que la demi-finale serait constituée d'un combat éliminatoire entre les lourds Steve Cunningham (28-6, 13 K.-O.) et Vyacheslav Glazkov (19-0-1, 12 K.-O.), avec à l'enjeu le titre d'aspirant obligatoire pour le titre IBF actuellement détenu par Wladimir Klitschko.

Joel Diaz fils (18-0, 14 K.-O.), un protégé de Jean Pascal Promotions, sera aussi de la carte. Le super plume américain affrontera le Québécois Kevin Lavallée (13-0-1, 10 K.-O.).

Duva sonne la charge

Kathy Duva a lancé les hostilités dès le début de la conférence de presse. La présidente de Main Events, qui gère la carrière de «Krusher» Kovalev a tenu à souligner à quel point il avait été agréable de travailler avec InterBox, «des gens qui tiennent leurs promesses», dans ce dossier, une référence directe au retrait de Stevenson et de Groupe Yvon Michel des discussions entamées l'an dernier, et qui avait amené l'Américaine à poursuivre le promoteur québécois.

«Ce combat est vraiment digne de la vieille époque: le champion affrontera le meilleur aspirant possible, chez lui en plus», a-t-elle laissé tomber.

Greg Leon, président de Jean Pascal Promotions, a pour sa part insisté pour dire qu'il «fallait féliciter les deux meilleurs boxeurs de la division de s'affronter, de ne pas s'éviter».

«On ne recule pas devant les défis», a-t-il dit. Une autre remarque à l'endroit de Stevenson?

Pascal en a ajouté, informant l'assistance qu'il n'était plus abonné à la chaîne câblée Showtime, «qui ne présente que des combats ennuyeux». Le Lavallois de 32 ans a expliqué cette semaine le départ de David Lemieux de GYM en raison de la proximité du promoteur québécois — et par conséquent de Stevenson — avec Showtime, alors que plusieurs boxeurs parmi les plus importants sont associés avec HBO.

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