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L'Université Dalhousie a remis les messages Facebook offensants à la police

14/01/2015 02:53 EST | Actualisé 16/03/2015 05:12 EDT

HALIFAX - Des copies des publications dégradantes et sexistes qui auraient été faites sur Facebook par des étudiants en médecine dentaire de l'Université Dalhousie ont été remises à la police, qui devra déterminer si une enquête criminelle est nécessaire.

Le constable Pierre Bourdages a confirmé que la police de Halifax avait reçu de la part de l'université les commentaires faits sur la page Facebook, maintenant éliminée, et qu'elle l'examinait. Il ignorait toutefois combien d'information avait été donnée à la police et combien de temps prendrait la révision.

«Il n'y a pas d'enquête en cours en ce moment, a-t-il dit. Nous n'avons reçu aucune plainte ni preuve d'acte criminel.»

Le porte-parole de l'université, Brian Leadbetter, a affirmé mercredi par courriel que l'école avait partagé «l'information demandée» mais n'a pas donné plus de détails.

Mardi, le constable Bourdages avait affirmé que l'établissement scolaire avait refusé de fournir les publications demandées par la police, afin de protéger l'identité des étudiants. L'université a finalement accepté de collaborer.

La police a affirmé qu'elle serait intéressée à parler aux femmes nommées dans les publications de la page Facebook qui auraient ressenti des effets de ces commentaires.

«Si qui que ce soit des victimes alléguées croit avoir été victime d'acte criminel, nous aimerions lui parler et entendre ce qu'elle a à dire», a déclaré M. Bourdages, ajoutant qu'aucune plainte formelle n'avait été déposée.

Selon les allégations, 13 étudiants en médecine dentaire auraient publié sur un groupe Facebook des messages misogynes, notamment un dans lequel on demandait avec quelle collègue de classe féminine les membres aimeraient avoir une relation sexuelle brutale («hate sex»). Une blague aurait aussi été faite sur le fait d'utiliser du chloroforme sur les jeunes femmes. La page a été fermée.

La divulgation dans les médias de ces publications ainsi que la réaction initiale de l'université ont déclenché des manifestations. Des gens ont réclamé que les 13 étudiants soient expulsés de l'école.

Les étudiants de quatrième année qui faisaient partie du groupe Facebook ont reçu l'ordre d'assister à leur cours dans une classe séparée et ont été suspendus de leurs stages en clinique, ce qui pourrait les empêcher d'obtenir leur diplôme.

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