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Présumée agression sexuelle: Me Jean-Paul Boily poursuivi

14/01/2015 06:39 EST | Actualisé 14/01/2015 06:40 EST
Radio-Canada

Une femme de Québec, Marie-Renée Baillargeon, intente une poursuite d'un demi-million de dollars contre son présumé agresseur, l'avocat Jean-Paul Boily.

Un texte de Yannick Bergeron

La femme de 30 ans prétend qu'elle a été agressée par l'avocat à plusieurs reprises alors qu'elle avait 14 ans.

Elle a porté plainte à la police en 2009 mais le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait jugé qu'il n'y avait pas matière à porter des accusations criminelles.

Appuyée par l'avocat Marc Bellemare, Marie-Renée Baillargeon a demandé une intervention du ministre de la Justice l'année dernière qui a rejeté sa demande.

Elle s'adresse maintenant à la Cour supérieure dans l'espoir d'obtenir un dédommagement devant un tribunal civil.

« Je ne me laisserai pas salir comme ça, c'est bien évident » — a réagi Me Jean-Paul Boily à Radio-Canada

L'avocat civiliste estime que cette poursuite ne vise qu'à salir sa réputation.

« On dit des choses qui sont tellement grosses, ça n'a pas de bon sens », souligne l'avocat au sujet des allégations de la poursuite.

Marie-Renée Baillargeon y relate des attouchements sexuels dont elle aurait été victime alors que la famille de Me Boily l'hébergeait.

Jean-Paul Boily admet qu'il a pu commettre certaines maladresses, mais jamais d'agressions.

Dans une lettre envoyée à Me Bellemare le 31 décembre dernier, en réplique à une mise en demeure reçue quelques jours plus tôt, Me Boily soutient que la poursuite qu'il songe intenter est « basée sur de fausses prémisses, en sus [d'] allégations tendancieuses et malicieuses, qui sont l'objet de l'imagination fertile de votre cliente ou de son entourage, pour tenter d'obtenir le numéro gagnant d'un billet de loterie périmé, et de me dépeindre comme un être odieux, ce que je ne suis manifestement pas ».

Il conclut sa lettre en menaçant de poursuivre à son tour Me Bellemare et sa cliente. « Je verrai également à vous tenir personnellement responsable de tous les dommages, frais ou autres pertes que je pourrais ainsi subir par vos agissements », écrit-il.

Me Marc Bellemare et Marie-Renée Baillargeon n'ont pas voulu commenter la poursuite.

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