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Hausse des tarifs du péage de l'A30: le MTQ estime avoir les mains liées

14/01/2015 11:46 EST | Actualisé 14/01/2015 11:52 EST
Getty Images

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) affirme être impuissant devant la nouvelle hausse des tarifs qui attendra les usagers du péage de l’autoroute 30, et ce, à compter du 1er février. Le prix pour les véhicules de promenade passera de 2,00 $ à 2,40 $, une augmentation de 20 %. Celui des camions passera de 1,50 $ à 1,85 $ par essieu, une hausse de 23 %.

Depuis l’ouverture officielle de l’autoroute 30 en décembre 2012, et qui finalisait du coup la voie de contournement de Montréal par le sud, les tarifs du péage pour les camions ont crû de près de 60 %, passant de 1,15 $ à 1,85 $.

L’Association du camionnage du Québec (ACQ), par la voix de son président-directeur général, Marc Cadieux, a d’ailleurs dénoncé cette situation, disant ainsi craindre un «effet dissuasif» pour les entreprises de l’industrie, dans une entrevue accordée au quotidien La Presse.

Un rôle limité pour le MTQ

«C’est au partenaire privé que revient la décision de fixer les tarifs du péage, explique de son côté l’attachée de presse du ministre des Transports Robert Poëti, Valérie Rodrigue. Par contre, la hausse doit s’inscrire à l’intérieur des limites qui sont prévues à l’entente avec le partenaire privé depuis 2008. Il faut également qu’il y ait l’atteinte d’un certain seuil d’achalandage prévu. L’autoroute 30, c’est d’abord une voie de contournement et nous voulons que cela soit fluide.»

Mme Rodrigue soutient que le rôle du ministère se résume avant tout à la vérification de la grille tarifaire que veut faire appliquer le consortium privé afin de s’assurer qu’elle est conforme aux balises de l’entente avec le MTQ.

Sans ignorer l’appel de l’ACQ, le ministère explique être en train de planifier une enquête Origine-Destination sur la route 201 (boulevard Mgr-Langlois), à Salaberry-de-Valleyfield, pour connaître le transit des camions.

«Quand nous saurons alors plus précisément d’où proviennent les camions, de l’Ontario ou du transport local, nous serons à même d’apporter des modifications afin d’améliorer la situation», ajoute Valérie Rodrigue.

Lié par l’entente

Nouvelle Autoroute 30, le responsable de la conception, la construction, le financement, l’exploitation, l’entretien et la réhabilitation du parachèvement en partenariat public-privé (PPP) de l’A30, s’en tient aussi à dire que la hausse des tarifs est prévue dans l’entente de partenariat qui le lie au ministère des Transports du Québec.

«L’augmentation des tarifs est attribuable à l’atteinte de seuils d’achalandage et à l’inflation, précise Vanessa Miceli, porte-parole du consortium. Ce sont les deux facteurs principaux prévus dans l’entente de partenariat entre le MTQ et nous.»

Mme Miceli se réfère aussi à l’article 29.8 et suivants de cette entente, intitulé «Régimes d’ajustement du tarif de péage maximum et tarif de péage minimum», pour justifier cette hausse.

Elle précise que le débit moyen de véhicules par jour qui a traversé par le péage de l’A30, en 2014, était d’environ 20 000, dont 14 % de camions.

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