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Les pirates n'ont pu avoir accès à des renseignements militaires confidentiels

13/01/2015 04:16 EST | Actualisé 15/03/2015 05:12 EDT

WASHINGTON - Les comptes Twitter et YouTube du commandement de l'armée américaine au Moyen-Orient étaient de retour en ligne au lendemain de l'attaque informatique réussie par des pirates se disant à la solde du groupe armé État islamique.

Les dirigeants du Pentagone ont commencé à réviser certains de ses protocoles de sécurité au lendemain de cette faille informatique.

Un porte-parole de l'armée américaine, le colonel Steve Warren, a indiqué mardi qu'il était encore trop tôt pour déterminer avec certitude l'identité des pirates. Le Pentagone ignore aussi comment ils ont pu se procurer les documents officiels qu'ils ont affichés sur le compte Twitter du commandement. Parmi ces documents: des numéros de téléphone personnels, des adresses de courriel et quelques reproductions de diapositives préparées par un groupe de recherche indépendant.

Le Moyen-Orient et l'Asie centrale sont les zones d'influences de ce commandement de l'armée américaine.

Les pirates, qui s'appellent eux-mêmes CyberCaliphate (le califat cybernétique) faisaient déjà l'objet d'une enquête du FBI pour avoir infiltré des comptes Twitter et des sites Internet de médias au Nouveau-Mexique et au Maryland. Les autorités américaines se demandent s'ils sont réellement affiliés au groupe État islamique.

Le Pentagone a qualifié cette pénétration informatique de blague ennuyeuse. Il a ajouté que les pirates n'avaient pas affecté les réseaux de communication de l'armée et n'avaient pu accéder à des renseignements militaires confidentiels ou des données opérationnelles.

Le colonel Warren a indiqué que la Défense n'avait pas donné d'instruction pour modifier les mots de passe et les procédures de vérification de profil sur ses pages de réseaux sociaux. Toutefois le cabinet du secrétaire à la Défense a modifié plus de 50 comptes.

Un porte-parole du FBI, Joshua Campbell, a indiqué que la police fédérale enquêtait sur cet incident en collaboration avec le Pentagone.

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