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États-Unis: un journaliste du New York Times n'aura finalement pas à révéler ses sources

13/01/2015 09:59 EST | Actualisé 13/01/2015 09:59 EST
Chip Somodevilla via Getty Images
WASHINGTON, DC - AUGUST 14: New York Times reporter James Risen participates in a news conference, where he and other journalists and journalism advocates talked about the Justice Department's pursuit of Risen's confidential sources, at the National Press Club August 14, 2014 in Washington, DC. Risen could face jail or punshing fines for not revealing his source of classified information for his 2006 book that detailed the CIA's efforts against Iran's nuclear program. (Photo by Chip Somodevilla/Getty Images)

Un journaliste du New York Times n'aura finalement pas à révéler ses sources dans une affaire impliquant la CIA et dont le procès doit démarrer cette semaine, a indiqué le quotidien américain lundi.

James Risen, journaliste auréolé du prestigieux prix Pulitzer, a été cité à comparaître en 2008 puis en 2011 pour témoigner au procès d'un ancien responsable de la CIA, Jeffrey Sterling, accusé d'avoir rendu publiques des informations confidentielles. James Risen avait refusé ces convocations.

Sommé par la justice de révéler le nom de sa source, il a toujours refusé de le faire, risquant même la prison pour cela. L'affaire concerne une opération de l'agence de renseignement en Iran, dont il a rédigé un compte-rendu dans son livre "State of War" ("Etat guerrier") en 2006.

Le New York Times cite des documents de justice indiquant que "le gouvernement n'a pas l'intention de le convoquer comme témoin lors de ce procès", alors que M. Risen avait réitéré lors d'une audience préliminaire la semaine dernière qu'il ne révèlerait pas sa source.

Ses avocats se sont félicités de cette décision et ont affirmé qu'il s'agit d'une victoire pour la liberté de la presse dans le monde.

"Depuis le début, nous n'avons cessé de répéter qu'en aucun cas, il n'identifierait de source confidentielle auprès du gouvernement, ou qui que ce soit d'autre", a fait savoir l'avocat de M. Risen, Me Joel Kurtzberg au journal.

"Cela va au-delà du cas de M. Risen. Il s'agit de la liberté de tous les journalistes. Les journalistes doivent pouvoir garder leurs sources confidentielles pour faire leur travail."

Le New York Times a également salué la décision et défendu le travail de son journaliste.

"Je suis heureux que le gouvernement se rende compte que Jim Risen est un journaliste qui se bat pour faire son travail et qu'il ne doit pas donner sa source", a affirmé le directeur du journal, Dean Baquet, dans un communiqué.

Le cas de M. Risen avait soulevé l'indignation des observateurs des médias et plus de 100 000 personnes ont signé une pétition en ligne remise au ministère de la Justice, demandant l'arrêt des poursuites.

Le syndicat national des journalistes, la Newspaper Guild, a récompensé en août dernier M. Risen du prix de la liberté de la presse pour avoir "risqué sa propre liberté afin de protéger les principes essentiels d'une presse vraiment libre".

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