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Le projet Keystone franchit une nouvelle étape au Sénat américain

12/01/2015 06:40 EST | Actualisé 14/03/2015 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
FILE - This March 22, 2012 file photo shows President Barack Obama arriving at the TransCanada Stillwater Pipe Yard in Cushing, Okla. Obama has revived debate about the number of jobs that would be created by the proposed Keystone XL oil pipeline from Canada to Texas. The 1,700-mile pipeline would carry oil from tar sands in Alberta to refineries in the Houston area, passing through Montana, South Dakota, Nebraska, Kansas and Oklahoma. During a jobs speech Tuesday, July 30, 2013, in Tennessee, Obama downplayed the pipeline’s effect on jobs, calling it a "blip" compared to the overall economy. He also made that point during an interview with The New York Times last week. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais, File)

WASHINGTON - Le projet d'oléoduc Keystone XL qui transporterait du pétrole albertain vers des raffineries américaines a franchi une étape importante au Congrès, en recevant, pour la première fois, assez de votes pour éviter les manoeuvres d'obstruction.

Le Sénat a approuvé l'étude d'un projet de loi qui approuverait le controversé projet canadien.

Les républicains ont démontré leur nouvelle puissance, eux qui contrôlent dorénavant la chambre haute. Il s'agit du premier projet de loi présenté devant le nouveau Congrès issu des élections de mi-mandat de novembre dernier.

Des projets similaires avaient été présentés en vain dans le précédent Sénat mais la majorité démocrate les avait toujours rejetés. Cette fois, la mesure législative a obtenu 63 votes, assez pour éviter une obstruction.

Mais un obstacle important devra être franchi avant le début de la construction de l'oléoduc: le président Obama a déjà dit qu'il apposerait son veto. Selon lui, la décision d'aller de l'avant avec ce projet revient à son administration et non aux élus du Congrès, puisqu'il s'agit d'une infrastructure transfrontalière.

Le projet de loi no 1 reviendra au Sénat pour y être débattu plus amplement. Les députés tenteront de mettre la main dessus pour y ajouter des amendements sans doute importants, reflétant leurs priorités ou visant à leur faire gagner quelques votes nécessaires de plus.

À gauche, des mesures environnementales pourraient être ajoutées, ou des clauses obligeant les contracteurs à acheter les matériaux de construction de l'oléoduc d'entreprises américaines. Chez les élus de droite, on parle déjà d'assouplir les réglementations sur le charbon ou les restrictions sur les exportations de pétrole en vigueur depuis des décennies.

Seule une poignée de démocrates appuient ce projet de loi. Beaucoup sont exaspérés que le premier projet de loi déposé par le nouveau parti majoritaire porte sur un oléoduc privé appartenant à une entreprise étrangère. Des membres du parti ont nommé un certain nombre d'autres priorités nationales qui auraient pu faire l'objet d'un projet de loi, comme le financement d'une autoroute qui créerait des milliers d'emplois de plus que Keystone.

«Trente-cinq emplois permanents pour les Américains, c'est une blague. C'est ça que vous avez pour nous?», a ironisé la démocrate californienne Barbara Boxer, une opposante à l'oléoduc.

Mme Boxer considère que le premier projet de loi présenté par un parti démontre leurs priorités et que dans ce cas-ci, les républicains démontrent qu'ils seront pour le pétrole et les intérêts canadiens.

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