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En difficulté financière, le CSSS de Gatineau est placé sous tutelle

12/01/2015 03:14 EST | Actualisé 14/03/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - En difficulté financière, le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau vient d'être mis sous tutelle pendant six mois par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Le ministère en a fait l'annonce par voie de communiqué, lundi, en précisant que le CSSS prévoyait un déficit de 5,6 millions $ au 31 mars 2015.

Du même souffle, les pouvoirs des membres du conseil d'administration ont été suspendus.

Le ministère justifie son action par le fait que le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau avait prévu enregistrer un déficit de 4 millions $, le 31 mars 2015, qui devait ensuite se résorber durant l'exercice 2015-2016. Or, ce déficit atteindra plutôt 5,6 millions $ à la même date.

C'est le président-directeur général de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais, Jean Hébert, qui agira comme fondé de pouvoir pendant la période d'administration provisoire de 180 jours.

Il devra veiller à assurer le retour à l'équilibre budgétaire en implantant les mesures requises, mais sans affecter les services à la population, précise le ministère dans un communiqué.

Pour ce faire, il pourra s'inspirer d'un plan de redressement budgétaire produit par une firme spécialisée, qui avait été déposé en novembre dernier. On y suggère diverses mesures pour ramener les coûts à la moyenne des établissements comparables, à tout le moins. Les auteurs identifient également des économies potentielles de 24 millions $, en plus de diverses mesures pour accroître la productivité, selon le ministère.

«Malgré plusieurs interventions de soutien et d'accompagnement au cours des dernières années et le dépôt de plusieurs plans d'équilibre budgétaire par l'établissement, les objectifs pour redresser la situation financière de l'établissement ne sont toujours pas atteints. Devant cet état de fait, nous n'avons d'autres choix que de placer le CSSS de Gatineau sous administration provisoire en vue d'y apporter les correctifs qui s'imposent», a justifié le ministre Barrette.

«Il est de ma responsabilité d'agir en ce sens lorsqu'un établissement éprouve des difficultés qui compromettent son administration, son organisation ou son fonctionnement», a ajouté le ministre de la Santé et des Services sociaux.

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