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Manitoba: un agent de la GRC libère une femme autochtone pour avoir une relation sexuelle chez lui

08/01/2015 03:56 EST | Actualisé 08/01/2015 03:56 EST
Getty Images
A Canadian mountie waits for the start of the medal ceremonies of the Vancouver Winter Olympics in Whistler on February 19, 2010. AFP PHOTO / FRANCK FIFE (Photo credit should read FRANCK FIFE/AFP/Getty Images)

Un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a fait l'objet d'une sanction disciplinaire pour avoir sorti une femme de sa cellule dans une réserve autochtone et avoir ensuite eu une relation intime avec elle chez lui.

Selon un rapport obtenu par Radio-Canada, grâce à une demande d'accès à l'information, une jeune femme a été arrêtée pour intoxication sur la voie publique sur le territoire de la nation crie Nisichawayasihk. Elle a ensuite été emmenée au détachement de la GRC de Nelson House afin de se dégriser.

Le policier qui a procédé à son arrestation, Kevin Theriault, a commencé à flirter avec elle et aurait fait des plaisanteries à propos de rapports sexuels qu'il entendait avoir avec cette femme placée en détention. Après son quart de travail et une fois son uniforme remis dans son casier, le policier a ouvert la cellule et conduit la femme chez lui en utilisant son propre véhicule.

« C'est un abus de confiance très grave de la part de gens dans la communauté qui ont l'autorité pour détenir des individus ou les priver de leurs libertés », estime le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Derek Nepinak. « Faire mauvais usage de cette autorité sur autrui est consternant et absolument répugnant. »

La femme est restée chez le policier jusqu'à ce qu'un supérieur appelle l'agent et lui donne l'ordre de ramener la femme à son domicile.

La GRC s'est penchée sur cette affaire et a imposé une sanction au policier l'an dernier seulement. Celui-ci a perdu sept jours de salaire, selon des documents obtenus par Radio-Canada.

Le grand chef Nepinak trouve la sanction trop faible.

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