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Rentrée littéraire hiver/printemps 2015: 25 livres québécois à surveiller (PHOTOS)

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BOOKS
Andy Ryan via Getty Images
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Après une accalmie de publication durant les Fêtes, les éditeurs repartent à l’assaut des librairies avec des centaines de nouveaux titres. Voici les 25 livres québécois qui risquent de peupler vos bibliothèques au cours des prochains mois.

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Livres québécois à surveiller en 2015
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LE RETOUR DES GRANDS

C’est avec Un jukebox dans la tête (Leméac, 4 février) que Jacques Poulin tentera de séduire les lecteurs à nouveau. L’auteur de Volksvagen Blues a mis sa finesse au service d’une histoire d’amour entre un vieil écrivain, qui ne croyait plus jamais sentir son cœur palpiter à l’unisson, et une rousse de 25 ans, éprise de l’homme et de ses mots.

Dramaturge reconnue et récompensée du Prix du Gouverneur général pour La Liste, Jennifer Tremblay retrouve sa plume romancière avec Blues nègre dans une chambre rose (VLB, 28 janvier), le récit de Fanny qui enligne les phrases et les paragraphes pour se défaire de l’amour d’un homme qui ne la lira jamais plus.

Célébrée pour Le bonheur a la queue glissante, Abla Farhoud revient sur son exil au Canada, ses apprentissages et la nature salvatrice de l’écriture et du jeu, qui lui ont permis de s’épanouir en tant qu’enfant de l’immigration, dans La Chèvre de montagne (VLB, 13 mai).

Ayant renoué en 2014 avec Louise, le personnage de Chère Voisine qui a moussé sa carrière, Chrystine Brouillet ajoute un troisième volet aux histoires de cette amoureuse des chats aux penchants meurtriers, dans La mort mène le bal (Éditions de l’Homme, 25 février). En juin, les milliers d’accros au personnage de Maud Graham pourront également se délecter de nouvelles aventures imaginées par la reine québécoise des romans policiers, dans le premier titre de la série publié aux Éditions Druide.

Robert Lalonde s’intéresse à un écrivain hanté par son père et son ex-femme, qui est contraint de remettre sa vie entre les mains d’un vieillard, lorsqu’un accident le prive de sa mobilité, dans À l’état sauvage (Boréal, 27 janvier).

À NE PAS MANQUER

Mieux connus du public, des médias et des autorités sous le nom de Banane Rebelle, durant la grève étudiante de 2012, Gabriel Marcoux-Chabot fera entendre sa parole dans un mélange de français, de vieux français, d’oralité québécoise, de chiac et d’innu, dans un roman acrobatique relatant les prouesses de Tas-d’roches (Druide, mars).

Après être débarquée dans le milieu littéraire comme un coup de poing avec Jeanne chez les autres, Marie Larocque rapplique avec Mémé attaque Haïti (VLB, 18 février), un récit de voyage formé de courts chapitres, où elle dissèque la Perle des Antilles sous plusieurs angles : obsession religieuse, vaudou, inefficacité de l’aide humanitaire, liberté des mœurs, quotidien en compagnie de ses deux plus jeunes filles, etc.

Fort remarqué avec Tarmac, Nicolas Dickner observe comment une claustrophobe et un claustrophile naviguent dans un monde où tout est codé et contrôlé au quart de tour, dans Les six degrés de liberté (Alto, 10 mars).

Slameur et poète, David Goudreault relate la parcelle de vie d’un paumé qui veut retrouver sa mère, après avoir passé sa vie à errer de famille d’accueil en famille d’accueil. Celui dont le style lance-flammes a été comparé à Pierre Falardeau par Pierre Foglia publiera La Bête à sa mère (Stanké, 29 avril).

Un livre oublié sur la banquette d’un taxi sert de bougie d’allumage à la création d’un univers où les intrigues s’entrecroisent pendant que les amants s’entrelacent. Dans Banquette arrière (Druide, janvier), Claude Brisebois livre une réflexion sur les humains et l’acte de lire.

Collaborateur à Radio-Canada, La Presse et tant d’autres médias, l’illustrateur et concepteur Éric Godin partage le témoignage d’un père à son fils, disparu à la suite d’un suicide, avec Lettre à Vincent (Hurtubise, mars).

Serge Ouaknine raconte la vie de Panda, jeune graphiste qui abandonne son confort pour se lancer dans les tags urbains, un univers où il rencontrera une calligraphe chinoise rescapée des camps de rééducation des Gardes Rouges de Mao, et de qui il tombera fougueusement amoureux, dans Le tao du tagueur (XYZ, 29 janvier).

Quelques semaines après être monté aux barricades afin de sauver les magazines Débrouillards, pour lesquels il dessine depuis des décennies, Jacques Goldstyn publiera le livre illustré L’arbragan (La Pastèque, février).

L’ex-journaliste Florence Meney cherche à savoir ce qui fait basculer une personne dite civilisée dans les eaux glauques de la manipulation et du crime, en plus de mettre en lumière les figures perverses de la société qui agissent dans l’ombre des tueurs médiatisés, dans L’encre mauve (Druide, mars).

Six écrivains (Aline Apostolska, Jennifer Tremblay, Geneviève Lefebvre, Philibert de la Durantaye, Sébastien Chabot, Marie-Christine Bernard), fantasment les désirs et la vie sexuelle de personnages historiques et imaginaires, dans Marie relevait son jupon – Histoires libertines inspirées d’un autre temps (VLB, 29 avril).

Le journaliste Luc Chartrand élabore l’histoire de Paul Carpentier, un journaliste mêlé bien malgré lui à une histoire de meurtres et de disparitions reliés au conflit entre Juifs et Palestiniens. Crimes que les gouvernements canadien et israélien tentent de lui attribuer, dans L’Affaire Myosotis (Québec Amérique, mars).

LES PREMIERS PAS

Dans Fiston le testament (VLB, 27 mai), l’humoriste Jonathan Roberge a recueilli tous les textes des fabuleuses capsules web où il partage des conseils de vie à son descendant.

Avec Les files cactus (Leméac, 28 janvier), Clara Brunet-Turcotte plonge dans la vie de Mélisse, jeune femme socialement bancale, qui fréquente un groupe de thérapie pour les troubles de l’alimentation, prend ses médicaments en mode aléatoire, dot pour fuir la réalité, se prive et s’empiffre de nourriture.

Le chanteur montréalais David Usher offre un livre graphique sur les rouages de la création, Laissez courir les éléphants (Québec Amérique, mars).

NOUVEAUX REGARDS

Reconnu comme le père de l’assurance maladie, Claude Castonguay réfléchit aux virages à prendre afin que la société québécoise s’adapte aux réalités actuelles. Dans La fin des vaches sacrées (La Presse Éditions, 2 mars), il parle de croissance économique, de langue, d’identité nationale, du rôle de l’État et du privé.

Robert Pilon, président de l’organisme GRIS Montréal pendant 9 ans, publie Modèles recherchés : l’homosexualité et la bisexualité sous un jour (vraiment) nouveau (Guy Saint-Jean, 15 avril), un recueil de témoignages de personnalités gaies, lesbiennes et bisexuelles, dont la marginalité sexuelle est connue ou non du grand public, afin de célébrer l’ouverture d’esprit des Québec.

L’anthropologue et professeur à l’Université de Montréal, Gilles Bibeau, s’interroge sur la passion du public pour la guerre et l’ennemi, la manière dont les États choisissent d’entrer en guerre et de tuer, les dérives patriotiques, ainsi que les enjeux idéologiques, philosophiques, politiques et éthiques des grands conflits mondiaux, dans Généalogie de la violence (Mémoire d’Encrier, 3 mars).

Avec l’essai Le roman sans aventure (Boréal, 13 janvier), Isabelle Daunais se questionne sur la faible reconnaissance des romans québécois à l’étranger, alors que les œuvres fortes sont si nombreuses.

Dans un essai autobiographique sur la peur, Claire Legendre déconstruit les mécanismes sociaux, physiques et psychologiques associés à ce sentiment connu de tous. Qu’il soit question de la peur des araignées, du vide, de la maladie, de l’amour, de l’avion, de la scène et de tant d’autres, l’auteur explore la genèse de cette angoisse dans Le nénuphar et l’araignée (Les Allusifs, 4 février).

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