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Pedro Martinez attend patiemment l'appel du Temple de la renommée du baseball

02/01/2015 06:27 EST | Actualisé 04/03/2015 05:12 EST

BOSTON - Nomar Garciaparra, qui est maintenant commentateur pour les Dodgers de Los Angeles, a assisté à la transformation de Clayton Kershaw en lanceur dominant, lui qui a remporté trois des quatre derniers trophées Cy Young de la Ligue nationale — dont le dernier de façon unanime.

Mais lorsque des partisans lui demandent s'il a déjà vu un lanceur aussi spectaculaire que l'as des Dodgers, Garciaparra les interrompt rapidement.

«Un instant, dit-il, j'ai déjà joué avec Pedro Martinez.»

L'ex arrêt-court des Red Sox était déjà à Boston lorsque le lauréat du trophée Cy Young de la Ligue nationale s'est amené en provenance des Expos de Montréal en 1997. Et il a observé le droitier dominicain gagner le trophée Cy Young dans l'Américaine à deux reprises avec les Red Sox, en 1999 et 2000, confirmant par le fait même son accession au groupe des lanceurs les plus dominants de l'histoire du baseball moderne.

Au cours de ces deux années-là — à l'époque où les frappeurs faisaient la loi et l'ordre — Martinez a compilé une fiche de 41-10 avec une moyenne de points mérités de 1,90 et 597 retraits au bâton. Par la suite, il a épaulé le personnel de lanceurs des Red Sox en route vers leur conquête historique de la Série mondiale en 2004, après une disette de huit décennies.

Martinez a ensuite lancé pendant quatre saisons pour les Mets de New York, dont trois marquées par de nombreuses blessures, avant d'effectuer un retour en Série mondiale pour son chant du cygne avec les Phillies de Philadelphie en 2009. Cinq ans plus tard, il est admissible au Temple de la renommée du baseball et sera vraisemblablement parmi les joueurs intronisés qui seront annoncés mardi.

À l'instar de Randy Johnson, dont le nom apparaîtra sur le bulletin de vote pour la première fois, Martinez est pratiquement assuré d'être honoré en juillet; chacun d'entre eux peut rêver de briser la marque de 98,84 pour cent des voix établie par Tom Seaver.

Tout comme Johnson, Martinez avait une présence intimidante au monticule. Si le gaucher terrorisait les frappeurs adverses avec sa charpente de six pieds, 10 pouces, Martinez se fiait davantage sur le contrôle de ses tirs qui lui permettait d'atteindre toutes les cibles dans la zone des prises — notamment celles à l'intérieur.

Lorsqu'il a quitté l'enclos des releveurs pour le dernier match de la série de divisions de la Ligue américaine en 1999 contre les Indians de Cleveland, leurs frappeurs étaient de toute évidence démoralisés. Martinez, qui avait quitté le premier match en raison d'une élongation au dos, n'a alloué aucun coup sûr en six manches en relève pour mettre un terme à cette série.

«Je voulais qu'on ressente ma présence, a dit Martinez cet été lorsqu'il est retourné à Boston pour être intronisé au Temple de la renommée des Red Sox. Chaque fois que je grimpais sur le monticule, je voulais m'assurer qu'on savait, qu'on était conscient, que je n'étais pas là pour me faire des amis. Parce que c'était mon boulot. Parce que j'étais là et que j'en prenais la responsabilité.»

Mais Martinez savait également s'amuser — quand il ne lançait pas. Ses frasques pendant un match étaient si dérangeantes que Garciaparra l'avait attaché avec du ruban adhésif à un poteau situé dans l'enclos des releveurs — gardant le dernier bout pour couvrir la bouche du Dominicain.

«Je voulais être détendu quand je ne lançais pas. Parce que je voulais que mes coéquipiers le soient, a confié Martinez, qui est maintenant conseiller spécial au directeur général des Red Sox Ben Cherington. La saison est vraiment très longue. Si tu ne t'amuses pas, particulièrement les jours où tu ne joues pas, alors la saison deviendra vraiment très, très longue.»

Au total, Martinez a présenté une fiche de 219-100 avec une moyenne de 2,93. Il a fait fendre l'air à 3154 frappeurs, en plus d'offrir 760 buts sur balles en 2827 manches lancées. Il a connu deux saisons d'au moins 20 victoires, a retiré plus de 300 frappeurs à deux reprises et a affiché une moyenne inférieure à 2,00 en deux occasions. Il a été sélectionné pour huit matchs des étoiles, et il a mené les Ligues majeures à cinq reprises au chapitre de la moyenne de points mérités.

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