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22/12/2014 06:49 EST | Actualisé 21/02/2015 05:12 EST

Une camionnette fonce dans un marché de Noël à Nantes: 11 blessés

PARIS - Onze personnes ont été blessées, dont cinq grièvement, lorsqu'une camionnette s'est précipitée dans un marché de Noël à Nantes, dans l'ouest de la France, ont indiqué les autorités lundi.

Une responsable du département de la Loire-Atlantique a déclaré, sous le couvert de l'anonymat, que cinq victimes avaient été grièvement blessées, dont le conducteur de la camionnette.

Le conducteur se serait poignardé lui-même après la collision. Il a été hospitalisé dans un état grave.

Des images diffusées à la télévision française montrent une camionnette Peugeot blanche dans le marché de Noël, qui se tient dans le centre de la ville.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, a déclaré à la télévision que le conducteur avait «délibérément foncé dans la foule».

Alors que l'enquête policière se poursuivait lundi soir, la procureure Brigitte Lamy a déclaré qu'il s'agissait d'un incident isolé «et non d'un acte terroriste».

Elle a précisé que le conducteur était un homme de 37 ans né à Saintes, dans le sud-ouest de la France.

Le premier ministre Manuel Valls a appelé au calme et à la vigilance après deux autres attaques survenues au cours du week-end.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, devait se rendre à Nantes en soirée, après avoir passé la journée à Dijon, où un incident similaire s'est produit la veille.

Dimanche, un automobiliste a blessé 13 passants en les percutant volontairement à plusieurs endroits de la ville de Dijon.

L’incident est survenu un jour après une attaque perpétrée contre la police française à Joué-lès-Tours, dans le centre du pays. Deux policiers ont été grièvement blessés et l’assaillant a été tué.

Le suspect de l’attaque de dimanche, un homme de 40 ans originaire d'Afrique du Nord, a été arrêté, a indiqué le ministre de l’Intérieur. Les motivations de l’assaillant sont inconnues pour le moment, selon le gouvernement.

M. Cazeneuve a toutefois indiqué que l’homme était connu des policiers pour des délits mineurs commis dans les années 1990. Il aurait aussi été hospitalisé à 157 reprises pour des problèmes psychiatriques depuis 2001, le plus récemment cet automne.

Le président du syndicat des policiers, Michel Bonnet, a indiqué en entrevue à la station de télévision BFM que des témoins avaient entendu l’homme crier «Allahou Akbar» (Dieu est grand). Il aurait aussi parlé des «enfants de la Palestine».

La procureure Marie-Christine Tarrare a indiqué que l'homme, qui a admis sa responsabilité, avait lancé ce cri pour se donner du courage, plutôt que par conviction religieuse. Il aurait voulu dénoncer les sévices infligés aux enfants tchétchènes.

Certains Français craignent de plus en plus les attentats terroristes à la suite de plusieurs menaces proférées par des groupes islamistes.

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