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22/12/2014 09:00 EST | Actualisé 21/02/2015 05:12 EST

Un tribunal argentin reconnaît des droits fondamentaux à un orang-outan

GUILLAUME SOUVANT via Getty Images
A female Orangutan poses in the Zoopark of Beauval at St Aignan on July 19, 2014. AFP PHOTO / GUILLAUME SOUVANT (Photo credit should read GUILLAUME SOUVANT/AFP/Getty Images)

BUENOS AIRES, Argentine - Une femelle orang-outan qui vit au zoo de Buenos Aires depuis 20 ans peut bénéficier de certains droits jusqu'ici réservés aux humains, a décrété un tribunal argentin.

Le jugement survient un mois après qu'un groupe de défense des animaux eut réclamé une ordonnance d'habeas corpus, c'est-à-dire le droit de ne pas être emprisonné sans jugement, au nom du primate prénommé Sandra.

Les avocats qui représentent l'orang-outan de 29 ans ont indiqué que l'animal serait bientôt transféré dans un sanctuaire où il bénéficiera d'une plus grande liberté.

Le jugement du 18 décembre a été rendu public lundi par l'agence de nouvelles judiciaires en Argentine. Le jugement affirme que «les grands singes ont des droits, notamment le droit d'être libres et de ne pas subir de souffrances liées à un état de captivité». Le texte affirme aussi que Sandra devrait bénéficier d'un habitat plus approprié.

L'orang-outan était représenté par l'avocat Andres Gil Dominguez, qui a affirmé que le jugement était «sans précédent».

Plus tôt en décembre, une cour d'appel de l'État de New York avait statué qu'un chimpanzé ne pouvait bénéficier des mêmes droits qu'un humain et ne devait pas être libéré par ses propriétaires. Les trois juges ont unanimement refusé d'accorder une «personnalité juridique» à Tommy, un chimpanzé qui vit seul dans une cage dans le comté de Fulton.

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