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22/12/2014 06:11 EST | Actualisé 21/02/2015 05:12 EST

Les jurés au procès de Magnotta ne s'entendent toujours pas après sept jours

ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Monday, June 18, 2012 file photo provided by Montreal Police, Luka Rocco Magnotta is taken by police from a Canadian military plane to a waiting van in Mirabel, Quebec. Magnotta, a Canadian porn actor accused of dismembering his Chinese lover and mailing the body parts to political parties and schools collapsed in court during his preliminary hearing Tuesday, March 13, 2013. (AP Photo/Montreal Police, File)

MONTRÉAL - Après sept jours complets de délibérations, les jurés au procès de Luka Rocco Magnotta ne se sont toujours pas entendus sur des verdicts unanimes.

Isolés complètement du reste du monde et de leurs proches depuis mardi dernier, les huit femmes et quatre hommes délibèrent tous les jours, de 9 h à 17 h, sur le sort de Magnotta, accusé du meurtre prémédité et du démembrement de l'étudiant chinois Jun Lin, en mai 2012 à Montréal. L'homme d'origine ontarienne est aussi accusé de production et distribution de matériel obscène, d'utilisation de la poste pour envoyer du matériel obscène et de harcèlement criminel.

Magnotta a reconnu, dès l'ouverture du procès, qu'il était l'auteur des crimes qui lui sont reprochés, mais son avocat a plaidé la maladie mentale. Les jurés doivent maintenant déterminer l'intention criminelle et le degré de planification de l'accusé, de même que son état mental au moment des faits. Les jurés doivent donc décider d'abord si Magnotta peut être reconnu criminellement responsable de ses actes. Si oui, ils ont alors le choix entre trois verdicts possibles: meurtre prémédité, meurtre non prémédité ou homicide involontaire.

Le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, avait expliqué aux jurés, lundi dernier, les critères précis qui peuvent mener à un verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de trouble mental, un verdict qui doit répondre à deux questions: est-il plus probable qu'au moment des crimes, l'accusé souffrait d'un trouble mental; si oui, est-il plus probable que ce trouble mental ait pu l'empêcher de distinguer le bien du mal?

Au deuxième jour de leurs délibérations, les membres du jury ont demandé au juge Cournoyer si un trouble de la personnalité est considéré au sens de la loi comme une maladie mentale; le magistrat leur a répondu que oui. En toute vraisemblance, les jurés se sont ensuite penchés sur la seconde question: cette «maladie mentale», donc, a-t-elle altéré le jugement de Magnotta à tel point qu'il n'a pu distinguer le bien du mal?

Les jurés entameront leur huitième jour de délibérations ce mardi matin.

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