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20/12/2014 01:47 EST | Actualisé 20/12/2014 01:47 EST

«Une victoire pour les femmes dans les Forces canadiennes» - Stéphanie Raymond

Radio-Canada.ca

Exclusif - L'ex-caporale Stéphanie Raymond, qui a subi des représailles après avoir accusé un supérieur de son régiment d'agression sexuelle, se sent libérée depuis qu'elle a obtenu des excuses et des réparations des Forces armées canadiennes.

Elle voit l'issue de cette affaire comme une victoire, a-t-elle confié samedi à Radio-Canada.

« J'ai décidé de ne pas abandonner au détriment de ma carrière et le résultat est aujourd'hui positif. »

— Stéphanie Raymond, ex-caporale des Forces canadiennes

Mme Raymond estime que cette victoire aura « des répercussions positives pour les femmes et aussi pour les hommes qui sont dans les Forces ». Elle espère que ce dénouement changera les choses.

En 2012, Stéphanie Raymond avait accusé son supérieur de l'avoir agressée sexuellement en 2011. L'adjudant a été acquitté par la Cour martiale en août dernier.

Stéphanie Raymond a poursuivi la bataille, pour les représailles qu'elle a dû endurer à partir du moment où elle a porté plainte. Elle a été congédiée à la fin 2013.

Dans une lettre de 21 pages qui lui a été transmise le 18 décembre, le chef d'état-major des Forces canadiennes a reconnu tous les torts que lui ont causés ses supérieurs, en plus d'admettre qu'elle a été congédiée sur la base de documents frauduleux.

L'armée a proposé à Stéphanie Raymond une réintégration au sein de ses rangs et la récupération de son titre de caporale-chef. Une offre qui a été rejetée par Stéphanie Raymond, qui préfère le titre de « caporale-chef retraitée ».

C'est seulement un des chapitres de cette affaire qui vient de se terminer. La cause de l'agression sexuelle, portée en appel, devrait être entendue en cour martiale en 2016.