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19/12/2014 10:46 EST | Actualisé 19/12/2014 10:49 EST

Stéphanie Raymond a gain de cause contre les Forces canadiennes

Radio-Canada.ca

L'ex-caporale Stéphanie Raymond, qui soutenait avoir subi des représailles après avoir accusé un supérieur de son régiment d'agression sexuelle, remporte sa bataille contre les Forces canadiennes.

Selon le magazine L'Actualité, dans une lettre datée d'hier, le chef d'état-major de la défense reconnaît les torts causés par les supérieurs de la jeune femme de Lévis et lui accorde réparation.

La jeune femme faisait valoir qu'à partir du moment où elle avait porté plainte, en 2012, ses chefs lui avaient rendu la vie de plus en plus difficile, jusqu'à ce qu'elle soit congédiée à la fin de 2013.

Me Michel Drapeau, l'avocat-conseil de Stéphanie Raymond, se réjouit de la décision du chef d'état-major de la défense.

« Avoir un chef qui prend ses responsabilités au sérieux et qui donne raison sur toute la ligne à Mme Raymond. [...], ceci envoie un message fort et certainement robuste à l'intérieur de la chaîne de commandement et à toutes les victimes passées et futures », a-t-il commenté.

L'avocat déplore toutefois que le dossier ait dû se rendre aussi loin pour que sa cliente puisse obtenir réparation. Il répète que le système judiciaire militaire est dysfonctionnel.

« Tout ça c'est parce qu'il y a une défaillance marquée et certainement grave de la part de la justice militaire tant au niveau de l'investigation que de la cour. »

Quant à Stéphanie Raymond, elle sera réintégrée dans les Forces canadiennes. Elle sera également promue caporale-chef et recevra une médaille.

« Ce sont des choses qu'on lui avait refusées, qu'on lui avait enlevées, ajoute Me Drapeau. Elle avait droit à cette médaille pour ses bons services Elle avait droit à cette promotion et on lui avait enlevée. »

Stéphanie Raymond avait accusé en 2012 son supérieur de l'avoir agressée sexuellement. L'adjudant a été acquitté par la Cour martiale en août dernier.

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