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19/12/2014 03:46 EST | Actualisé 18/02/2015 05:12 EST

David Desharnais patrouillera le flanc gauche avec Eller contre les Sénateurs

BROSSARD, Qc - David Desharnais était loin de penser que Michel Therrien le prendrait au mot quand il a affirmé la semaine dernière qu'il serait prêt à jouer à l'aile, s'il le fallait, au retour de Lars Eller.

Samedi, contre les Sénateurs d'Ottawa, Desharnais va patrouiller le flanc gauche... aux côtés d'Eller! Pierre-Alexandre Parenteau sera l'ailier droit du trio.

«Je suis un peu mêlé», a lancé aux journalistes, sur un ton badin, le patineur de Laurier-Station, vendredi, après son premier entraînement à sa nouvelle position.

La décision de l'entraîneur ne fait visiblement pas son bonheur, mais il est animé de la volonté de faire contre mauvaise fortune bon coeur.

«Je suis un joueur de centre naturel, je ne suis pas habitué, a-t-il renchéri. D'un autre côté, beaucoup de choses peuvent se produire. Des fois, ce sont juste des expérimentations. Ça peut aussi me donner une carte additionnelle dans son jeu.»

On a demandé à Desharnais si on avait pris le temps de lui expliquer la décision.

«Oui, on m'a dit: 'tu joues à l'aile'», a-t-il répondu.

Therrien, lui, a fourni une réponse plus élaborée de la teneur de la discussion qu'ils ont eue ensemble.

«J'ai eu une bonne conversation avec David. Je lui ai exposé ma philosophie et ma vision. À toutes les fois qu'on prend une décision, la communication est vraiment importante. Comme quand on a pris la décision dernièrement de séparer David et Max. C'était important que je leur explique à chacun.»

Therrien a en outre fait l'apologie des mérites de la polyvalence à Desharnais.

«Pour une équipe et pour le joueur, c'est extraordinaire, a-t-il élaboré. Ça peut permettre de prolonger la carrière de certains joueurs. Il y a plusieurs aspects positifs. C'est comme ça que je le vois. Nous devons prendre des décisions à courte et à longue échéances. Nous allons tenter cette expérience-là.»

Se grossir

L'objectif clairement avoué est de grossir l'équipe à la position de centre. En ce sens, Desharnais ne semble pas figurer dans les plans d'avenir de l'équipe. Le jeune Alex Galchenyuk et Eller représentent les deux centres d'avenir.

Therrien a fait remarquer que les rivaux du Canadien, jeudi, les Ducks d'Anaheim, premiers au classement de la LNH, ont deux joueurs de centre imposants physiquement en Ryan Getzlaf et Ryan Kesler.

«On estime qu'Alex Galchenyuk est prêt, a avancé Therrien. Il possède le physique de l'emploi, sans être très grand. S'il peut garder le rythme, il est sur la bonne voie.»

Therrien a aussi dit aimer beaucoup Eller au centre en raison de sa taille et de son jeu tant en défense qu'à l'attaque.

«C'est un luxe que d'avoir des centres capables de jouer à l'aile. On va tenter l'expérience avec David samedi. S'il peut faire l'ajustement, ce sera positif pour nous et pour lui», a répété l'entraîneur.

Eller n'a jamais fait de cachette qu'il préfère évoluer au centre plutôt qu'à l'aile. Vendredi, il n'a pas voulu ajouter de l'huile sur le feu, en sachant pertinemment que la décision de l'entraîneur déplaisait à son coéquipier.

«Je vais m'abstenir de dire si je suis heureux ou pas. J'ai toujours dit que c'est au centre que je veux jouer, que c'est à cette position que je suis le plus efficace. Je suis prêt et affamé à revenir.»

Questionné à savoir si l'ouverture qu'il avait affichée s'était retournée contre lui, Desharnais a simplement dit: «On va voir... Je ne suis pas un ailier, mais ça peut juste m'apporter un outil de plus dans mon coffre.»

Disant accepter mieux la décision parce qu'il joue bien depuis quelque temps, il a noté que le plus grand ajustement pour lui sera son jeu en zone défensive, dans la couverture d'adversaires et pour les sorties de territoire.

«Ça reste du hockey. En zone offensive, que tu sois un joueur de centre ou un ailier, ça ne change pas grand-chose. Je dois apporter ce que je peux. Ce n'est pas une si grosse affaire que ça. On verra ce que ça va donner.»

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