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17/12/2014 01:32 EST | Actualisé 16/02/2015 05:12 EST

La «veuve noire» se voit refuser une libération conditionnelle

TRURO, N.-É. - Une femme de 79 ans surnommée la «veuve noire» devra purger sa sentence de 33 mois et 10 jours dans une prison de la Nouvelle-Écosse, a annoncé la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Melissa Ann Shepard s'est vu refuser une libération conditionnelle par deux membres de la Commission, mardi.

Elle purge sa peine dans une institution pour femmes, à Truro, après avoir plaidé coupable, en juin 2013, d'avoir administré une substance toxique à Fred Weeks, son mari de l'époque, qui avait 76 ans lorsqu'elle a été accusée.

On a demandé aux membres de la Commission, Mary Crane et Maurice Bastarache, de permettre à Shepard d'être transférée dans un centre de réadaptation le 18 avril 2015, le jour de sa libération d'office.

Elle demeurera toutefois en prison jusqu'au 20 mars 2016, le jour prévu de la fin de sa sentence.

Shepard venait d'épouser M. Weeks, son quatrième mari, et le couple était en lune de miel en septembre 2012 lorsqu'il est tombé gravement malade.

Shepard avait versé de la benzodiazépine, un tranquillisant, dans les boissons de son époux pour qu'il dorme pendant le trajet en traversier jusqu'à Terre-Neuve.

M. Weeks a survécu et l'accusation de tentative de meurtre a été abandonnée lorsque la Couronne a jugé qu'il n'y avait pas assez de preuves pour démontrer que Shepard avait l'intention de lui faire du mal.

Shepard a été surnommée «la veuve noire» en raison de son passé criminel, qui comprend notamment des affaires d'homicide et de vol liés à ses relations précédentes avec des hommes rencontrés au Canada et aux États-Unis.

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