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15/12/2014 06:23 EST | Actualisé 15/12/2014 11:35 EST

Prise d'otages en Belgique: la police ne trouve pas d'arme ni de preneurs d'otages à Gand

ASSOCIATED PRESS
A member of the special forces police installs equipment on a van, in Ghent, western Belgium, Monday, Dec. 15, 2014. Four armed men have entered an apartment, and police have blocked off a wide perimeter around the area. Police said Monday that three hours after the men entered the apartment it was still unclear whether they had taken any hostages. (AP Photo/Geert Vanden Wijngaert)

La police belge a déployé les grands moyens lundi pour investir un appartement après l'annonce d'une prise d'otage à Gand (nord-ouest), mais elle n'a trouvé ni armes ni preneurs d'otages.

"Nous sommes en train d'examiner s'il y a eu une prise d'otage", a indiqué une porte-parole du parquet de Gand, Annemie Serlippens, ajoutant que telles affaires sont "prises très au sérieux" mais qu'"il se pourrait" qu'il n'y ait finalement rien eu de tel.

Un homme avait donné l'alerte lundi matin, affirmant avoir "vu quatre personnes avec des kalachnikovs prenant en otage son ami", a expliqué sur les lieux la porte-parole, devant des journalistes. "Mais jusque maintenant, nous n'avons pas d'indications sur la présence de kalachnikovs ou de personnes armées ici", a-t-elle ajouté.

"Personne n'a été arrêté", a précisé plus tard la porte-parole, interrogée par l'AFP. Elle a indiqué que l'affaire était "peut-être liée à la drogue".

Des voisins avaient raconté à la télévision flamande VRT que l'appartement, situé dans un quartier populaire de Gand, était occupé par des "trafiquants de drogue".

"La victime présumée a nié avoir été prise en otage dans ses premières déclarations à la police. Nous l'entendons en ce moment", a continué Mme Serlippens. Par ailleurs, l'homme qui avait donné l'alerte, déjà entendu dans la matinée, doit à nouveau être interrogé par la police.

La porte-parole a ajouté que les trois hommes dont les médias avaient rapporté l'arrestation, parce qu'ils étaient sortis du bâtiment les mains levées en l'air, n'étaient de fait pas soupçonnés de la moindre infraction. "Ce sont des gens qui habitent ici et qui n'ont rien à faire avec les faits", selon Mme Serlippens.

Une vingtaine de policiers lourdement armés avaient investi l'appartement peu avant 13H00 (12H00 GMT) après avoir bouclé les environs.

Le parquet de la ville flamande avait très rapidement fait savoir que les preneurs d'otages présumés n'avaient pas de motivations d'ordre terroriste.

"Il n'y a pas d'indication que ceci ait un lien avec le terrorisme, l'Etat islamique ou avec ce qui se passe en ce moment à Sydney", où un homme armé retenait un nombre indéterminé de clients et d'employés dans un café où un drapeau islamique noir a été déployé, avait indiqué dans la matinée Mme Serlippens.

Un périmètre de sécurité a été instauré et des unités d'intervention de la police fédérale avaient été dépêchées sur place "très rapidement". L'immeuble "a été constamment surveillé" par la police, selon la porte-parole.

"A 8H30, un homme est venu dans le magasin. Il a dit: +appelez la police, il y a 4 personnes dans mon appartement, ils ont posé un révolver sur ma tête et mon copain est encore là-bas, il est endormi+", a raconté aux journalistes Carine Malfait, qui tient un commerce en bas de l'immeuble. "J'ai donc appelé la police", a-t-elle ajouté.

 

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