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15/12/2014 04:37 EST | Actualisé 15/12/2014 04:37 EST

Élections américaines 2016: Jeb Bush, un pied dans la course à la Maison Blanche

Andy Jacobsohn via Getty Images
WOODBURY, NEW YORK - FEBRUARY 24: Former Florida Gov. Jeb Bush speaks during a Long Island Association luncheon with LIA President and CEO Kevin S. Law at the Crest Hollow Country Club on February 24, 2014 in Woodbury, New York. Bush is widely seen as a possible presidential contender in 2016. (Photo by Andy Jacobsohn/Getty Images)

Jeb Bush, 61 ans, pense à la Maison Blanche: Fils du 41e président des Etats-Unis (George H.W.), et frère du 43e (George W.), il semble sur le point de se lancer pour tenter de devenir le 45e.

L'ancien gouverneur de Floride (1999-2007), qui multiplie les démarches évoquant une possible candidature, a assuré dimanche qu'il se déciderait "rapidement", d'ici la fin de l'année ou au début de l'année prochaine, ce qui pourrait faire de lui le premier poids lourd à se projeter vers la présidentielle de novembre 2016.

Cet homme au visage rond et au ton calme et posé pourra s'appuyer sur un solide réseau tissé au fil des ans, mais devrait cependant se heurter à deux obstacles de taille: son éloignement de la vie politique depuis sept ans, et son positionnement plutôt centriste - en particulier sur la question explosive de l'immigration - qui suscite des interrogations sur sa capacité à passer l'obstacle de la primaire républicaine.

"Je ne sais pas si je serais un bon candidat, je l'espère", a-t-il déclaré dans un entretien diffusé dimanche sur WPLG-TV, filiale d'ABC à Miami. "Je pense que je pourrais être un bon président, pour être honnête. Mais je ne le sais pas non plus", a-t-il ajouté, esquissant au passage le portrait d'un Barack Obama coupé des réalités qui vit "dans sa petite bulle".

Dernière indication en date des préparatifs en cours: il vient d'annoncer ce week-end qu'il rendrait prochainement public quelque 250.000 emails rédigés du temps où il était gouverneur. Dans un souci de transparence et "pour que les gens puissent se faire une opinion", avance-t-il.

Le frère cadet de George W. Bush, qui a lancé son fonds d'investissement en 2008 à l'issue de ses deux mandats de gouverneur, risque-t-il de souffrir du "syndrome Mitt Romney", candidat face à Barack Obama en 2012 ? Les investissements de ce dernier dans des paradis fiscaux ont empoisonné une partie de sa campagne et offert aux démocrates, qui ont réclamé haut et fort la publication de ses avis d'imposition, un angle d'attaque dans la durée.

"Je n'ai pas du tout honte de cela", répond Jeb Bush, qui pourrait être contraint d'ouvrir ses livres de compte pour montrer qu'il n'a rien à cacher. "Une expérience concrète (du monde des affaires) est quelque chose qui peut être utile à Washington", ajoute-t-il, soulignant qu'il mettrait fin à ses activités en cas de candidature et que ses associés s'en sortiraient "très bien sans lui".

- Un candidat parmi 10 ou 12 -

Ses prises de position sur l'immigration, pomme de discorde entre démocrates et républicains, pourrait, au moins dans un premier temps, lui rendre la tâche politiquement difficile. Le sujet est devenu encore plus sensible encore depuis que Barack Obama a ouvert la voie, fin novembre, à la régularisation de quelque cinq millions de clandestins, sur un total de 11 millions vivant aux Etats-Unis sous la menace d'une expulsion.

Interrogé fin avril avril sur les personnes traversant la frontière de façon illégale, Jeb Bush jugé qu'il s'agissait d'abord d'un "acte d'amour" envers leurs famille. Une vision des choses, réitérée dimanche, qui est loin de faire l'unanimité au sein de son parti.

Le positionnement vis-à-vis de son père, mais surtout de son frère, prédécesseur de Barack Obama, pourrait aussi placer "Jeb" en position délicate, s'il décide de se lancer.

Dernier exemple en date: la tempête politique déclenchée par la publication du rapport du Sénat sur les méthodes d'interrogatoires violentes utilisées par la CIA après les attentats du 11 septembre 2001, sous la présidence de George W. Bush. Jeb Bush a opté pour une extrême discrétion sur ce dossier tout comme Hillary Clinton, la grande favorite des démocrates.

Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants et candidat malheureux à la primaire républicaine de 2012 face à Mitt Romney, pense que l'ex-gouverneur de Floride va tenter sa chance.

Mais, prévient-il aussitôt, il sera un candidat "parmi 10 ou 12" du côté républicain. "Nous n'avons pas de favori. Cela va être une compétition très ouverte, probablement la plus ouverte depuis 1940".

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