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12/12/2014 09:18 EST | Actualisé 11/02/2015 05:12 EST

Hollande propose une loi sur la sédation pour les patients en fin de vie

PARIS - Recevant vendredi le Rapport sur la fin de vie, le président français, François Hollande, a proposé de permettre aux médecins de garder les patients en phase terminale sous sédation jusqu'à leur mort.

M. Hollande a fait deux propositions, tout en évitant soigneusement les termes «euthanasie» et «suicide assisté», des sujets très sensibles dans le pays majoritairement catholique.

Il a d'abord suggéré qu'une loi permette la sédation, combinée «à l'arrêt de l'ensemble des dispositifs de maintien en vie», sur demande du patient et seulement si leur état peut les mener à la mort à court terme.

Le second volet de la loi porte sur la reconnaissance des «directives anticipées», soit la rédaction par une personne de ses volontés en cas de maladie l'empêchant de les exprimer.

M. Hollande n'a pas donné de détails durant son discours, mais sa proposition n'implique pas le suicide assisté, qui exige du médecin qu'il prescrive une médication létale à son patient. Des médecins considèrent que l'euthanasie pourrait être une solution plus humaine que de garder le patient sous sédation durant des semaines. Le corps médical est toutefois divisé sur le sujet.

Les propositions seront débattues au début de l'an prochain au Parlement, où les socialistes de M. Hollande détiennent la majorité. Selon des récents sondages, une grande majorité de Français sont favorables à l'euthanasie, sous certaines conditions.

Les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg ont légalisé l'euthanasie en fin de vie.

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