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11/12/2014 10:42 EST | Actualisé 11/12/2014 10:48 EST

Harcèlement sexuel: le chroniqueur Jean Barbe veut rétablir les «faits»

Samuel Larochelle

Jean Barbe, reconnu coupable de harcèlement sexuel en 2003, répond à ses détracteurs sur son blogue. Celui qui a toujours clamé son innocence souhaite rétablir les «faits».

Des billets avaient été écrits à son sujet dans la foulée du mouvement #AgressionNonDénoncée, dénonçant le choix du média web Ricochet d'accorder une tribune au chroniqueur.

«Ainsi on a vu au cours des dernières semaines cette extraordinaire envie des femmes de dénoncer une violence systémique être détournée par une frange radicale qui se fait jury, juge et bourreau, et exerce son pouvoir dans une forme de dénonciation et d’amalgame affligeante», écrit Jean Barbe, qui ajoute ne pas être «digne de leur gauche».

Il consent qu'il lui est arrivé d'être politiquement incorrect parfois, mais n'aurait jamais sexuellement harcelé ni tenu des propos racistes à l'égard de la plaignante, une stagiaire d'origine haïtienne qui s'est jointe à son équipe radio-canadienne en 1996. Le jugement est disponible ici.

Maintenant que ce jugement refait surface, il blâme une «petite partie de la gauche féministe radicale» de vouloir le faire taire. «De jeunes personnes qui étaient à peine nées au moment des faits s’étonnent et s’énervent d’un jugement qu’elles lisent sans contexte, et me somment de me taire. Mon féminisme n’est pas recevable. Ma contribution est refusée. S’associer avec moi, c’est péché.»

Selon lui, Ricochet aurait refusé de publier cette réplique. Jean Barbe continuera tout de même de collaborer au média progressiste.

Cliquez ici pour lire son billet complet.

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