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10/12/2014 06:51 EST | Actualisé 10/12/2014 06:51 EST

Avalanche au Népal: les recherches pour retrouver trois Québécoises sont suspendues

ASSOCIATED PRESS
In this handout photo provided by the Nepalese army, rescue team members carry the body of an avalanche victim at Thorong La pass area in Nepal, Friday, Oct. 17, 2014. Rescuers widened their search Friday for trekkers stranded since a series of blizzards and avalanches battered the Himalayas in northern Nepal early this week, leaving at least 29 foreigners and locals dead, officials said. (AP Photo/Nepalese Army)

Les recherches sont suspendues pour tenter de retrouver le corps de trois Québécoises disparues lors d'avalanches survenues au Népal en octobre dernier. Deux Québécois sont de retour au pays après avoir tenté en vain de retrouver les disparues durant plusieurs semaines de recherches.

Un texte d'Éric Plouffe

Les deux Québécois, qui préfèrent conserver l'anonymat, connaissent bien les avalanches et ont consacré des semaines à tenter de retrouver le corps de leur amie et guide de plein air, Sylvie Marois. Il s'agit d'une des trois Québécoises disparues à la suite d'une avalanche qui a frappé la région du Näar Phu, le 14 octobre dernier. Une infirmière de Québec, Geneviève Adam, et une autre randonneuse figurent parmi les autres disparues.

En l'absence de soutien adéquat sur place à la fin octobre, les deux Québécois ont entamé une seconde phase de recherches en se constituant eux-mêmes une équipe d'une quinzaine de personnes et en se procurant de l'équipement pour pouvoir poursuivre leurs opérations à 4000 mètres d'altitude. « Ils ont trouvé une équipe de maîtres-chiens. Ils sont partis avec des chiens et une équipe de porteurs », raconte Geneviève Raymond, qui est responsable d'une partie de la logistique des opérations de recherche. « Ils ont acheté de l'équipement comme des pelles, des pioches et même une pompe à eau pour essayer de faire fondre plus rapidement la glace ».

Malheureusement, l'équipe n'a trouvé aucune trace des disparues, de leur équipement ou de pièces de leur équipement. « Ils ont creusé beaucoup. Il y a énormément de débris et de roches dans l'avalanche », ajoute Geneviève Raymond. « Ils ont dû déplacer beaucoup de terre et de roches. C'était vraiment compliqué ».

Il est possible que l'équipe ne cherchait pas au bon endroit, malgré les informations fournies par les survivants de l'avalanche, croit-elle. « On n'a aucune certitude qu'on est dans la bonne trajectoire », dit-elle.

Les deux Québécois sont revenus au pays la semaine dernière. L'un d'eux a pris soin de rencontrer les familles des disparues pour leur faire un compte rendu des opérations de recherches et les préparer au fait que les corps ne seront peut-être jamais retrouvés. « C'est certain qu'il y a toujours une possibilité qu'on ne les retrouve jamais », avance Geneviève Raymond. « C'est difficile à accepter pour tout le monde. C'est une avalanche qui a tellement emporté de débris de terre et de roche que lorsque la neige sera fondue, si on ne trouve rien, c'est parce qu'ils sont ensevelis sous une sorte de glissement de terrain ».

Avant de quitter le Népal, le duo a établi un réseau de contacts qui pourra les prévenir de la découverte éventuelle d'indices sur la présence des corps.

L'équipe pourrait reprendre ses recherches au printemps prochain, après la fonte des neiges. D'ici là, elle continue de recueillir des dons sur un site internet dédié à la guide Sylvie Marois et qui vise à financer les recherches.

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