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09/12/2014 11:53 EST | Actualisé 08/02/2015 05:12 EST

Pacioretty et ses coéquipiers garderont un souvenir impérissable de la soirée

MONTRÉAL - Les joueurs des deux équipes, particulièrement ceux du Canadien, n'oublieront pas de sitôt l'hommage qu'on a rendu à Jean Béliveau, avant la mise au jeu initiale.

Se disant honoré d'avoir été partie prenante de la soirée, l'attaquant Max Pacioretty a mentionné qu'il conservera un souvenir indélébile de l'entrée des équipes sur la patinoire, dans le silence presque complet.

«Je n'avais jamais entendu le Centre Bell si peu bruyant de ma vie, a souligné l'Américain, visiblement ému. On n'avait pourtant pas demandé aux gens de garder le silence, au micro comme sur l'écran géant.

«Vous pouviez ressentir à ce moment précis l'énorme respect que tout le monde avait pour M. Béliveau dans l'amphithéâtre. Vous pouviez vous entendre respirer. C'est ce que je retiendrai le plus de la soirée.»

Pacioretty a ajouté qu'il a eu de la difficulté à ne pas regarder en direction du siège illuminé de Jean Béliveau pendant toute la soirée.

«Je ne pouvais pas détourner le regard. C'était comme si mes yeux étaient aimantés vers cet endroit. Immédiatement après l'hommage, j'ai jeté un coup d'oeil et Mme Béliveau nous a soufflé un baiser. Elle nous disait: `Merci'. Elle était très émotive et c'était dur pour elle, mais je pense qu'elle a beaucoup apprécié sa soirée. C'était l'objectif. Avant le match, nous voulions faire en sorte que la soirée soit mémorable et nous pouvons dire mission accomplie.»

Pacioretty a terminé en disant que le fait d'être un leader au sein de l'équipe lui a permis de mieux mesurer l'ampleur de l'événement.

Le gardien Carey Price a dit qu'il se rappellera longtemps de l'ovation que le public a réservé à M. Béliveau et à sa famille.

«Ç'a été un moment très émotif pour tout le monde. C'était très difficile de ne pas avoir la larme à l'oeil.»

Price a parlé du grand héritage que laisse Jean Béliveau, en disant que son nom sera associé à jamais au logo du Canadien.

«Sa légende va survivre à tout jamais», a-t-il conclu.

Galchenyuk à l'aise

Pour ce qui est du match, les nouveaux trios qu'a concoctés Therrien ont affiché une étonnante cohésion.

L'entraîneur s'est «honnêtement» dit satisfait des trois principaux. Mais celui du jeune Alex Galchenyuk, à la position de centre, avec Pacioretty et Brendan Gallagher, a été le plus menaçant.

«À mesure que le match progressait, nous étions plus à l'aise, a soumis Galchenyuk. Mais ce n'est qu'un match. Nous avons encore du chemin à faire. Mais en autant que nous ayions tous le même état d'esprit et que nous essayions de créer de l'attaque tout en étant fiable en défense, ça ira.»

Therrien a trouvé que Galchenyuk s'était fort bien tiré d'affaire et que, n'eut été du brio du gardien Ryan Miller, le trio aurait marqué quelques buts.

«Nous voulons qu'il joue avec confiance et qu'il se sente en confiance», a dit Therrien au sujet de Galchenyuk qui est utilisé à une nouvelle position.

Évoluant avec Tomas Plekanec et Jiri Sekac, l'attaquant recrue Sven Andrighetto a bien paru dans un deuxième match d'affilée.

Le trio des Québécois, formé des David Desharnais, Pierre-Alexandre Parenteau et Michaël Bournival, a bien tiré son épingle du jeu.

«Le quatrième trio a également bien fait, les défenseurs ont été solides et Carey Price très bon. Ç'a été une belle victoire d'équipe», a conclu Therrien.

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