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08/12/2014 02:46 EST | Actualisé 07/02/2015 05:12 EST

Questions soulevées sur la pertinence de l'APN à la veille des élections du chef

WINNIPEG - Au moment où les chefs des Premières Nations du Canada s'apprêtent à voter, mardi, pour élire le nouveau chef de l'Assemblée des Premières Nations (APN), des questions sont soulevées quant à la pertinence de l'instance pour représenter les Autochtones canadiens.

Selon le chef régional de l'Alberta, Cameron Alexis, les leaders, réunis dès mardi à Winnipeg pour un rassemblement de trois jours, discuteront d'une restructuration de l'organisation et de la possibilité de renoncer au soutien financier fédéral.

L'APN demeure un lobby d'une importance cruciale pour les Premières Nations, dit-il, mais un professeur adjoint en études autochtones à l'université du Manitoba, Niigaan Sinclair, affirme que beaucoup considèrent que les inquiétudes des autochtones ne sont pas bien représentées.

M. Sinclair soutient également que l'Assemblée des Premières Nations est davantage utile pour le gouvernement fédéral que pour les communautés elles-mêmes, et qu'elle commence maintenant à perdre l'appui des communautés et des jeunes chefs, qui ne voient pas son utilité.

Le nombre de candidats à la présidence de l'Assemblée semble d'ailleurs refléter cela. En 2012, l'ancien chef Shawn Atleo avait sept opposants. Cette année, trois candidats se sont présentés. M. Atleo a remis sa démission après avoir appuyé la réforme fédérale de l'éducation des Premières Nations, un geste qui lui avait valu de vives critiques.

Ghislain Picard, chef régional pour le Québec et le Labrador et chef intérimaire depuis le départ de M. Atleo, fait partie des candidats. Il affrontera Perry Bellegarde, chef de la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan, et Leon Jourdain de la communauté ontarienne de Lac la Croix.

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