DIVERTISSEMENT

Art Basel: Quand des galeries montréalaises se présentent à Miami (PHOTOS)

08/12/2014 04:41 EST | Actualisé 08/12/2014 04:41 EST
Andrea Sala

Fondée en 1970 par des propriétaires de galerie d’art, Art Basel est aujourd’hui l’une des foires d’art contemporain et moderne les plus importantes du monde. Chaque année, des éditions se tiennent à Bâle, Hong Kong et Miami.

L'article se poursuit sous la galerie.

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L’Art Basel de Miami est un bel alliage de mer, de soleil, de sable, de paparazzi et bien sûr, d'art. Cette foire très attendue chaque année a même accaparé le marché de l'art, tout en l'encadrant de mille et une activités divertissantes. Installations, conférences, visites, films, fêtes très courues où n’entre pas qui veut, etc. On peut y voir des stars comme Owen Wilson, Leonardo Di Caprio, Tobey Maguire et Jake Gyllenhaal. Solange Knowles, la sœur de Beyoncé, était d'ailleurs DJ. lors d’une soirée privée.

La 13e édition de l’Art Basel de Miami a été officiellement lancée par Philip Levine, le maire de Miami Beach, qui a vanté les vertus de sa ville réputée qui célèbrera ses 100 ans en 2015. Il a révélé que le célèbre architecte canadien, Frank Gehry, concevra bientôt un nouveau complexe des arts pour cette ville qui ne dort jamais. Commentant les averses de la journée, Levine a assuré les centaines de personnes qui assistaient à la conférence de presse que ces gouttes n’étaient que du «soleil liquide». Le directeur d’ABM, Marc Speigler, a dévoilé des chiffres qui ont grimpé de façon exponentielle depuis le lancement de la première foire : 75 000 visiteurs en 2013. «Il y a maintenant 25 autres foires qui se sont greffées à l’ABM.»

Des galeries montréalaises étaient présentes aux foires satellites Pulse, Select, Untitled et même au Miami Convention Centre, où Landau Fine Art a présenté, selon son habitude, des icônes de l’art moderne, comme Picasso et Chagall.

Pulse a lancé son nouvel espace, un énorme chapiteau sur Collins Avenue. C’est là que la galerie Art Mûr de Montréal présentait Shayne Dark, dont l’œuvre était installée à l’extérieur, sur le sable. Semblable à un faisceau de gros bâtons et peinte d’un International Klein Blue accrocheur, elle faisait ombrage au bleu saphir subtil de la mer. Sous le chapiteau, le stand de la galerie exposait des toiles de l’artiste Jinny Yu, en sa présence.

Untitled, un autre imposant chapiteau installé non loin du ressac, accueillait les galeries montréalaises Parisian Laundry et Galerie Antoine Ertaskian. Jeanie Riddle, directrice de Parisian Laundry, était «très heureuse de la réaction à la présentation du collectif BGL.» La galerie éponyme d’Antoine Ertaskiran montrait une exposition solo des œuvres de l’artiste italienne, Andrea Sala, d’acier galvanisé et les autres de papier, subtilement colorés aux crayons «faisant référence à l’architecture moderne».

La foire Select, également tenue sous un immense chapiteau, présentait des artistes émergents ou à mi-carrière, dont les stands avaient été organisés par Tim Goosens, précédemment assistant conservateur au MoMA PS1 de New York. Le volet Digital Art Projects de Select exposait en grande première The Turquoise Default de l’artiste montréalais Paul-Émile Rioux. La pluie qui faisait rage lors de la soirée d’ouverture est parvenue à s’infiltrer dans les fissures du chapiteau pour donner à cette grande œuvre de 15 pieds d’envergure un mouvement semblable à celui des vagues.

Quelques-unes des œuvres en montre à l’ABM étaient perturbantes et provoquaient la réflexion. D’autres étaient tout simplement magnifiques. La plupart étaient innovatrices. Selon les mots de l’artiste italien Francisco Clemente, «il faut viser à être absolument présent» pour percevoir la beauté partout à travers le flou.

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