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Menace de l'EI contre le Canada, le gouvernement justifie ses frappes

07/12/2014 07:54 EST | Actualisé 07/12/2014 07:54 EST
CP

Le gouvernement canadien a réaffirmé dimanche sa détermination à lutter contre le "fléau terroriste" en Irak, quelques heures après l'appel d'un jihadiste canadien à mener des attaques isolées sur le sol canadien ou à des musulmans à rejoindre les rangs du jihad.

"Le terrorisme constitue une menace réelle et sérieuse pour les Canadiens, et nous devons demeurer vigilants", a déclaré Steven Blaney, ministre de la Sécurité publique.

C'est cette menace qui justifie la participation des forces armées canadiennes "à la coalition qui mène actuellement des frappes aériennes" contre l'organisation Etat islamique (EI), a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE a posté dimanche une vidéo sur laquelle un ressortissant canadien appelait à mener des opérations de représailles aux frappes aériennes du gouvernement canadien.

La télévision publique canadienne CBC a indiqué dimanche soir que John Maguire, qui se fait appeler "Abu Anwar al-Canadi", a rejoint les combattants de l'EI en Syrie en janvier 2013.

Il fait partie des 145 personnes se trouvant sur la liste des Canadiens partis rejoindre les rangs des jihadistes au Moyen-Orient ou qui ont tenté de partir avant de se voir confisquer leur passeport par les autorités canadiennes.

Martin Couture-Rouleau, qui avait le 20 octobre fauché volontairement avec sa voiture un militaire canadien sur le parking d'un supermarché de Saint-Jean sur Richelieu au Québec, avait tenté de partir pour le Moyen-Orient. Il faisait aussi partie de cette liste et s'était vu retirer son passeport en juillet.

Sur la vidéo, John Maguire appelle les musulmans canadiens à venir rejoindre les rangs du jihad ou à mener des actions isolées au Canada et de "suivre l'exemple de frère Ahmad Couture".

Converti à l'islam il y a un an, Martin Couture-Rouleau se faisait appeler "Ahmad" et professait des théories jihadistes, tant auprès de son entourage que sur internet. Il avait d'ailleurs, quelques minutes après son geste, appelé la police pour revendiquer son action meurtrière avant d'être abattu par les forces de sécurité au terme d'une course poursuite.

Le ministre de la Sécurité publique a indiqué que le risque terroriste est aussi la raison pour laquelle le gouvernement travaille "avec détermination à améliorer les outils dont disposent les forces policières et le milieu du renseignement afin de mieux nous protéger".

L'État islamique en 7 points