POLITIQUE

Prostitution au Canada: plus de 60 groupes s'opposent à la nouvelle loi

06/12/2014 02:37 EST | Actualisé 05/02/2015 05:12 EST
Adrian Hillman via Getty Images

TORONTO - Plus de 60 organisations et agences d'un peu partout au pays réclament la non-application et la révocation de la nouvelle loi sur la prostitution, qui entrait en vigueur samedi.

La Société canadienne du sida et un centre d'aide aux femmes des Premières nations sont parmi les groupes qui veulent une révocation de la loi et une pleine décriminalisation du travail du sexe au Canada.

Les modifications majeures à l'encadrement de la prostitution découlent d'une décision de la Cour suprême prise l'an dernier, selon laquelle les anciennes lois vont à l'encontre des droits des prostituées.

Les groupes veulent la légalisation de l'industrie du sexe, ainsi que des droits liés aux normes du travail pour ceux et celles oeuvrant dans ce milieu.

Akio Maroon de Maggie's, un organisme défendant les travailleuses du sexe de Toronto, décrit l'arrivée de la nouvelle loi comme une triste journée pour les droits humains au Canada.

Le projet de loi criminalise l'achat de sexe ainsi que d'autres choses comme la publicité ou d'autres formes de communication liées à la vente du sexe, mais il y a certaines protections légales pour les travailleuses du sexe elles-mêmes.

Le gouvernement dit que la loi donne aux prostituées la capacité d'avoir des conditions de travail plus sécuritaires.

Les critiques en doutent, invoquant le fait que la plupart des éléments de l'industrie du sexe deviennent illégaux.

Dans un communiqué, les groupes disent que la nouvelle loi considère toutes les travailleuses du sexe comme des victimes de violence, plutôt que de voir que ce sont la criminalisation, l'isolation et le déni des droits et libertés qui engendrent de la violence et de l'exploitation envers celles-ci.

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