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Yalda Machouf-Khadir espère ne pas avoir de casier judiciaire

05/12/2014 03:32 EST | Actualisé 04/02/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Yalda Machouf-Khadir saura le 16 février 2015 ce que le juge lui servira comme sentence après qu'elle eut reconnu sa culpabilité pour trois méfaits survenus au printemps 2012, pendant la grève des étudiants pour protester contre la hausse des droits de scolarité.

Lors des représentations sur la peine, vendredi, au palais de justice de Montréal, la Couronne a suggéré une sentence suspendue, avec probation de deux ans et 240 heures de travaux communautaires.

La défense exige une absolution conditionnelle, après avoir signalé que la jeune fille avait changé depuis les événements du «Printemps érable».

Repentante, la jeune fille, qui était accompagnée de son père, le député de Québec solidaire Amir Khadir, a lu une lettre dans laquelle elle reconnaît que les moyens qu'elle avait pris ne devraient pas être utilisés dans une société démocratique.

Elle faisait face à des accusations de complot, d'introduction par effraction et de déguisement.

La jeune Khadir, maintenant âgée de 21 ans, a enregistré un plaidoyer de culpabilité après avoir notamment participé au saccage du bureau de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. Des vitres avaient été fracassées et des meubles défoncés.

Des méfaits avaient aussi été perpétrés au Cégep du Vieux-Montréal et à l'Université de Montréal.

La défense a indiqué au juge Jean-Pierre Boyer que la jeune fille a fait un cheminement «remarquable». Elle est impliquée socialement et étudie pour obtenir un certificat en droit social.

Voulant devenir avocate, elle souhaite ainsi ne pas avoir de casier judiciaire.

Des gens connus ont déposé des lettres d'appui à sa cause. On a pu voir celles du maire du Plateau Mont-Royal et chef intérimaire de Projet Montréal, Luc Ferrandez, et le docteur Réjean Thomas, pionnier de la lutte contre le SIDA.

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