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Un Casque bleu a contracté le virus Ebola au Libéria et sera traité aux Pays-Bas

05/12/2014 11:55 EST | Actualisé 04/02/2015 05:12 EST

MONROVIA, Libéria - Un Casque bleu ayant contracté le virus Ebola au Libéria sera transporté aux Pays-Bas pour y être soigné, a annoncé vendredi une porte-parole du ministère de la Santé néerlandais.

Le soldat nigérian sera placé en isolation au Centre médical universitaire d'Utrecht, selon Inge Freriksen. Il devrait arriver à Amsterdam au cours du week-end, puis sera transporté en ambulance jusqu'à Utrecht.

Tard jeudi, la mission des Nations unies a annoncé par communiqué que le soldat avait reçu le diagnostic la veille. L'infection de ce Casque bleu est la troisième pour la mission, qui inclut environ 7700 soldats et policiers. Elle est sur place au Libéria depuis 2003, où elle tente de maintenir la stabilité après la guerre civile. Les deux autres personnes infectées sont décédées.

Jusqu'ici, la mission a identifié 16 personnes qui ont eu un contact avec le soldat récemment infecté et les a placées en quarantaine, selon le communiqué. Les endroits visités par le Casque bleu pendant qu'il présentait des symptômes ont été décontaminés.

Le Libéria a enregistré le plus grand nombre de cas d'Ebola et de décès liés au virus, mais comme le taux d'infection semble se stabiliser, le gouvernement a décidé d'aller de l'avant avec une élection sénatoriale ce mois-ci, et la police a accepté de permettre les rassemblements électoraux.

Cette semaine, la présidente Ellen Johnson Sirleaf a déclaré que ces manifestations nuisaient aux efforts pour contenir le virus et a interdit les rassemblements. L'ordre, publié jeudi, sera en vigueur jusqu'à 30 jours après l'annonce des résultats des élections du 16 décembre.

Certains craignent que la présidente n'utilise l'épidémie comme excuse, après qu'une foule importante s'est réunie pour appuyer l'ancienne vedette de soccer Geroge Weah, qui tente de se faire élire contre le fils de Mme Sirleaf, Robert, pour le siège de la région de Monrovia.

Pendant ce temps, la Sierra Leone, où le virus se propage rapidement, accueillait vendredi 100 travailleurs de la santé du Nigeria. Vingt-cinq médecins et infirmiers britanniques y sont également attendus samedi. La Sierra Leone manque d'espace dans ses cliniques consacrées à l'Ebola et de travailleurs de la santé dans la capitale et le nord du pays.

L'Ebola est accompagné de symptômes semblables à ceux d'autres maladies plus communes, comme la malaria, et plusieurs de ceux qui se sont présentés dans des centres de traitement de l'Ebola étaient en fait atteints d'une autre maladie. Dans l'espoir que moins de gens se présentent inutilement dans les centres de traitement, la Sierra Leone a lancé vendredi une importante campagne de porte-à-porte afin de remettre des médicaments pour traiter la malaria à 2,4 millions de personnes. Le Liberia a lancé une campagne semblable.

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