NOUVELLES

Poursuite contre la police et la Ville de Cleveland pour la mort d'un garçon

05/12/2014 06:01 EST | Actualisé 04/02/2015 05:12 EST

CLEVELAND - La famille du garçon de 12 ans qui était en possession d'un faux pistolet à air comprimé quand il a été abattu par un policier de Cleveland a intenté une poursuite pour homicide délictuel, vendredi, estimant que les deux agents impliqués ont agi de manière téméraire quand ils ont confronté le garçon de manière terrifiante et ont ouvert le feu en l'espace de quelques secondes.

La poursuite fédérale contre la Ville de Cleveland et les deux policiers soutient aussi qu'il y a eu un délai de quatre minutes avant que quelqu'un ne tente de fournir de l'aide médicale au jeune Tamir Rice.

Cette fusillade a mené à une vague de manifestations à Cleveland et est l'un des récents décès liés à la police à travers les États-Unis qui ont ébranlé le public américain.

Une vidéo de surveillance publiée par la police démontre que Tamir Rice, qui était Noir, a été abattu moins de deux secondes après l'arrivée d'une voiture de patrouille près de lui dans un parc, le 22 novembre. On peut voir que le garçon tentait de sortir de sa ceinture ce qui s'est révélé être un faux pistolet à air comprimé de type «airsoft», qui tire des projectiles en plastique non mortels. Le garçon est décédé le jour suivant.

Les deux agents répondaient à un appel d'urgence concernant un garçon avec une arme à feu sur un terrain de jeu.

La police a mentionné que l'agent Tim Loehmann croyait que le garçon possédait une vraie arme à feu. Le père du policier a déclaré que son fils n'avait eu d'autre choix que de tirer sur le garçon. Un grand jury doit décider si l'agent sera accusé.

«Il est courant de voir des garçons jouer avec de fausses armes à feu aux États-Unis et les policiers doivent les approcher de manière sécuritaire si une enquête est nécessaire, et non les abattre en deux secondes», peut-on lire dans la poursuite.

Un porte-parole de la Ville a refusé de commenter la poursuite. Les documents de la cour ne nommaient pas d'avocat pour M. Loehmann.

PLUS:pc