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Les commotions cérébrales sont en hausse chez les jeunes Ontariens

05/12/2014 02:55 EST | Actualisé 04/02/2015 05:12 EST

TORONTO - Une étude a démontré que le nombre d'enfants traités en Ontario pour des commotions cérébrales aux urgences et dans les cabinets de médecin a augmenté de manière significative.

De 2003 à 2011, près de 89 000 commotions cérébrales ont été répertoriées chez des enfants dans les salles d'urgence ou dans les cabinets de médecins. Le chiffre est passé de 466 à 754 par 100 000 enfants chez les garçons et de 208 à 440 par 100 000 enfants chez les filles.

Des chercheurs de l'Université York, à Toronto, et de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES) ont découvert que les chutes et les blessures subies au hockey ou en patinage sont les causes principales de commotions cérébrales chez les enfants âgés de 3 à 18 ans.

L'étude a été publiée vendredi dans la revue «Paediatrics and Child Health». Elle a également démontré que de plus en plus d'enfants étaient évalués pour des commotions cérébrales dans un cabinet de médecin et non dans les salles d'urgence.

L'une des auteurs de l'étude, la docteure Astrid Guttmann, de l'ICES, a mentionné que les initiatives de prévention pour réduire les risques de commotions cérébrales étaient encouragées, particulièrement lors des activités sportives.

Mme Guttman a expliqué que les commotions cérébrales liées au sport pouvaient être minimisées facilement en limitant les mises en échec au hockey ou en portant un casque en vélo.

«En étudiant toutes les commotions cérébrales chez les jeunes dans plusieurs milieux, nous avons été capables de réduire l'enjeu de sous-déclaration et obtenir un chiffre plus précis sur les commotions cérébrales traitées en Ontario», a ajouté l'auteure principale Alison Macpherson, professeure à l'école de kinésiologie et des sciences de la santé à l'Université York.

Elle a déclaré que d'autres études pourraient permettre de différencier les cas véritables de commotions cérébrales et l'augmentation des demandes d'évaluation médicale en raison d'une plus grande conscience collective des dangers liés aux blessures au cerveau et leurs conséquences à long terme.

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