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Le vol inaugural d'Orion a été un succès sur toute la ligne, selon la NASA

05/12/2014 07:14 EST | Actualisé 04/02/2015 05:12 EST

CAP CANAVERAL, États-Unis - Le vaisseau spatial Orion s'est posé sur le Pacifique, vendredi, après un vol inaugural l'ayant amené à 5800 kilomètres d'altitude et ayant lancé un nouveau chapitre de l'exploration humaine vers Mars.

Le vaisseau sans équipage a terminé son vol 4 h 30 après le décollage et a battu au moins un record en volant plus loin et plus rapidement que toute autre capsule construite pour l'humain depuis le programme lunaire Apollo.

Le commentateur de la NASA Rob Navias a décrit le vol comme étant «le vol le plus parfait imaginable». Le programme spatial prévoit que les capsules Orion pourraient un jour propulser des humains sur la planète Mars et les ramener sur Terre.

Le directeur principal du vol, Mike Sarafin, avait du mal à contenir ses émotions lors de la fin des émissions à Houston.

«Nous avons mis au défi nos meilleures personnes afin de continuer notre aventure spatiale, a dit M. Sarafin. Même s'il s'agissait d'une mission sans équipage, nous étions tous à bord d'Orion.»

L'agence a rapidement rapporté des résultats positifs, indiquant que les ordinateurs à bord de l'appareil n'avaient pas été abîmés par les fortes radiations dans l'espace, tout comme l'ensemble des parachutes déployés lors du retour dans l'atmosphère.

La capsule a atteint une altitude plus de 14 fois plus éloignée de la Terre que la Station spatiale internationale. Aucun vaisseau spatial conçu pour des astronautes ne s'était rendu aussi loin depuis Apollo 17 — le dernier à avoir emmené des hommes sur la Lune — il y a 42 ans.

La NASA souhaitait envoyer Orion aussi loin de la Terre afin que le module puisse rentrer dans l'atmosphère à une vitesse d'environ 32 000 kilomètres/heure. Il s'agissait de la manoeuvre la plus importante de l'expérience afin de tester son écran thermique pour s'assurer que des humains seraient en sécurité à bord.

En 11 minutes, Orion est passé de 32 000 kilomètres/heure à 32 kilomètres/heure et s'est posé à 435 kilomètres de la péninsule de Basse-Californie, à l'ouest du Mexique, après l'ouverture de ses huit parachutes. Un équipage à bord aurait ressenti une force G de 8,2, ou 8,2 fois la gravité de la Terre, soit le double de la force d'accélération des vaisseaux russes Soyouz, selon la NASA.

Le vaisseau Orion devrait s'envoler une autre fois en 2017 lors d'un test de décollage avorté. Un deuxième vaisseau Orion sera ensuite propulsé dans l'espace en 2018 par une mégafusée en cours de conception par la NASA. Les dirigeants croient qu'il faudra attendre au moins jusqu'en 2021 avant qu'Orion puisse s'envoler avec un équipage, selon les contraintes budgétaires actuelles.

Le vol inaugural d'Orion a été volontairement bref — avec deux tours seulement autour de la Terre, soit encore moins que le premier vol orbital de John Glenn en 1962.

L'administrateur de la NASA, Charles Bolden fils, estime que l'agence a fait «un autre pas» vers l'envoi d'êtres humains dans l'espace à bord d'Orion, baptisant la journée «Jour un de l'ère martienne».

Le décollage de la fusée Delta IV s'est fait sans embûche à 7 h 05, heure de l'Est, du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride.

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