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Le marché du sapin de Noël saturé

05/12/2014 04:51 EST | Actualisé 05/12/2014 04:52 EST
ASSOCIATED PRESS
Howell Tree Farm employees Avery Langholz, left, and Chris Allen carry a Christmas tree to load ontp a customer's car, Wednesday, Nov. 26, 2014, in Cumming, Iowa. A Christmas tree likely will cost a little more this year, and growers say it’s about time. Six years of decreased demand and low prices put many growers out of business and those who hung on are just relieved they survived. (AP Photo/Charlie Neibergall)

Les producteurs de sapins de Noël du Québec doivent composer avec une surabondance d'arbres sur le marché québécois en raison notamment de la difficulté plus grande à écouler leur production sur le marché américain.

Depuis quelques années, les producteurs américains d'arbres naturels vendent de plus en plus de sapins vers le nord-est des États-Unis. Or, une grande partie de la production québécoise est traditionnellement destinée vers ce marché.

« La surproduction est surtout américaine, semble-t-il, surtout des Carolines, le Fraser, l'essence fraser vient maintenant sur le marché new-yorkais, monte de plus en plus vers le nord, ce qui était un peu notre territoire ici de l'est du Canada », explique le producteur québécois Gabriel Savoie.

M. Savoie cultive ses arbres dans le secteur de St-Jacques. Il n'atteindra pas ses objectifs de vente cette année. « On a 100 000 arbres en production et notre objectif, c'est d'en écouler 10 000 par année et cette année, on en a écoulé 8000 », dit-il.

Le Québec produit environ 1,2 million d'arbres de Noël naturels par année. Plus de 800 000 sont exportés, dont 98 % vers les États-Unis.

Prix plus bas

Ronald Gilbert de Plantation Nicholas, le plus important producteur d'arbres de Noël du Canada, fait le même constat. Ce producteur vend habituellement le tiers de sa production de 150 000 arbres sur la côte est américaine.

La surabondance force les prix à la baisse, significativement sous les 40 $, 30 $ pour un sapin cultivé de 7 pieds. « Le marché est dur, il y a des surplus d'arbres. Encore pour un autre deux ans, on va sentir l'effet du surplus qui fait que les prix sont à terre », croit M. Gilbert.

Le marché devrait en effet retrouver son équilibre d'ici deux ans, car la production de sapins aux États-Unis diminue, mentionne Joëlle Cardonne, présidente de l'Association des producteurs d'arbres de Noël du Québec (APANQ).

« Les inventaires au niveau du nord-est des États-Unis sont en train de diminuer, alors ça devrait permettre aux producteurs canadiens et québécois de reprendre les positions d'il y a quelques années. »

En attendant, les producteurs misent sur la qualité de leurs produits pour inciter les Québécois à se procurer des sapins naturels.

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