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Aucune preuve ne lie Chris Christie à la congestion du pont George-Washington

05/12/2014 01:30 EST | Actualisé 04/02/2015 05:12 EST

TRENTON, États-Unis - Les enquêteurs du New Jersey qui se sont penchés sur la congestion provoquée sur le pont George-Washington pour des motifs politiques, l'an dernier, n'ont trouvé aucune preuve liant le gouverneur Chris Christie à la manoeuvre.

Ils n'écartent toutefois pas la possibilité qu'il puisse avoir été impliqué, ayant été incapables d'interroger plusieurs témoins à ce sujet.

Les enquêteurs n'ont rien trouvé qui prouverait que M. Christie, candidat républicain potentiel pour la présidentielle de 2016, était au courant de la fermeture de voies qui ont provoqué une congestion monstre sur le pont, mais ont ajouté que deux de ses anciens conseillers semblaient avoir agi avec impunité et sans se préoccuper de la sécurité du public lorsqu'ils ont ordonné la manoeuvre. On y indique par ailleurs que l'administration Christie avait répondu «très lentement et passivement» aux fermetures.

Un rapport commandé par M. Christie lui-même avait déjà conclu qu'il n'était pas au courant de l'affaire, et un avocat du gouverneur a déclaré par communiqué, jeudi soir, que l'enquête venait corroborer ce document.

Le rapport des enquêteurs note cependant que d'importantes questions demeurent sans réponse et que plusieurs témoins importants n'ont pas livré leur version des faits. Des ajouts au rapport, qui est préliminaire, pourraient donc être faits si de nouveaux renseignements étaient obtenus. Une enquête menée par le bureau du procureur fédéral se poursuit.

Des documents rendus publics plus tôt cette année ont révélé qu'un agent des autorités portuaires de New York et du New Jersey, responsables du pont, et David Wildstein, conseiller de M. Christie à l'époque, avaient orchestré la manoeuvre, apparemment en guise de représailles contre le maire démocrate de Fort Lee.

M. Wildstein a plus tard laissé entendre que M. Christie était au courant des fermetures de voies au moment où elles ont été ordonnées, ce qu'a nié le gouverneur.

Le rapport indique que les enquêteurs ne pouvaient «évaluer la crédibilité de cette preuve», M. Wildstein ayant refusé de répondre à toute question à ce sujet, citant son droit de ne pas s'incriminer.

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