POLITIQUE

25 ans après Polytechnique, Marois fait part de ses craintes

05/12/2014 09:55 EST | Actualisé 05/12/2014 09:57 EST
ASSOCIATED PRESS
Quebec Premier Pauline Marois gives a speech to the Canadian-UK Chamber of Commerce in London, Monday, Jan. 28, 2013. (AP Photo/Kirsty Wigglesworth)

Vingt-cinq ans après le drame de l'École polytechnique, Pauline Marois souhaite que le gouvernement mette en place rapidement un registre québécois des armes à feu. Elle se dit par ailleurs inquiète de la montée « des mouvements intégristes qui prônent la violence ».

En entrevue à l'émission 24|60, l'ex-première ministre s'est réjouie du fait que le gouvernement libéral a exprimé le souhait de mettre en place un registre des armes à feu. Mais elle estime qu'il existe encore un certain « floue » sur son financement éventuel que le premier ministre Philippe Couillard doit clarifier au plus vite.

« On peut assumer la gestion de ce registre à des coups raisonnables », dit l'ancienne première ministre péquiste.

Mme Marois s'inquiète aussi de la montée des mouvances extrémistes, notamment le jihadisme.

« Ce qui est inquiétant actuellement dans nos sociétés, c'est que l'on voit apparaitre ces mouvements intégristes qui prônent la violence littéralement pour faire valoir leurs points de vue qui sont [...] réactionnaires »

— Pauline Marois, ancienne première ministre du Québec

Les attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu et d'Ottawa montrent à quel point le principe d'égalité entre les hommes et les femmes doit être défendu, selon elle.

Mme Marois a indiqué qu'elle ne regrettait pas d'avoir mis en avant son projet de charte de la laïcité lors de son mandat. « Jamais quelque religion que ce soit ne devrait nous amener à nier ce qui est fondamental dans une société, qui est l'égalité entre les hommes et les femmes », a-t-elle indiqué.

Mme Marois participera samedi à un évènement commémoratif au Théâtre Outremont destiné à se souvenir des victimes de Polytechnique. Les bénéfices iront à l'organisme Juripop, qui s'en servira pour défendre le projet d'un registre des armes à feu.

« Le fait qu'on se rappelle qu'il y a 25 ans, à Poly, est arrivé un tel drame, c'est très important pour notre volonté collective de continuer de traquer la violence sous toutes ses formes », a indiqué Mme Marois.

Elle précise qu'elle ne compte pas revenir dans la vie publique, mais il se pourrait qu'elle s'engage dans d'autres causes qui lui tiennent à cœur.

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