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États-Unis: un chimpanzé ne peut bénéficier des mêmes droits que les humains

04/12/2014 05:12 EST | Actualisé 03/02/2015 05:12 EST

ALBANY, États-Unis - Un chimpanzé ne peut bénéficier des mêmes droits que les humains et peut être maintenu en captivité par son propriétaire, a déterminé jeudi la Cour d'appel de New York.

Les trois juges s'entendent pour nier la personnalité juridique de Tommy, un chimpanzé qui habite seul dans une cage dans la région du comté de Fulton, dans l'État de New York.

Un tribunal avait déjà rejeté le projet du groupe Nonhuman Rights Project, qui souhaite la reconnaissance des droits des non-humains.

Le groupe a porté la cause devant la Cour d'appel en octobre dernier, prétextant que les conditions de vie du chimpanzé s'apparentent à celles d'une personne isolée illégalement.

L'avocat du groupe, Steven Wise, pense qu'un animal avec des qualités semblables à celles des humains doit vivre en liberté.

Il souhaite la libération de trois autres chimpanzés de l'État de New York et planifie de défendre des primates vivant dans d'autres États.

La cour a précisé qu'il n'existe aucun précédent au sujet du traitement d'un animal comme une personne.

«En ce qui concerne la théorie juridique, une personne est un être que la loi considère comme capable de droits et de devoirs, ont écrit les juges. Inutile de dire que, à la différence des êtres humains, les chimpanzés ne peuvent assumer les fonctions juridiques et sociétales et ne peuvent assumer des responsabilités ou être tenus légalement responsables de leurs actes.»

Le propriétaire de l'animal, Patrick Lavery, se réjouit de l'annonce et dit respecter les normes.

Tommy a été placé chez M. Lavery il y a dix ans. La cour a mentionné qu'il n'y avait aucune maltraitance ni violation de règles dans la garde du chimpanzé.

Pour le moment, aucune information n'a été dévoilée au sujet de la possibilité de porter la cause en appel.

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