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L'Union européenne donne aux États membres la liberté de trancher sur les OGM

04/12/2014 05:09 EST | Actualisé 03/02/2015 05:12 EST

BRUXELLES - L'Union européenne (UE) est en voie de permettre à ses États membres de décider individuellement de bannir les organismes génétiquement modifiés (OGM) de leur territoire, même s'ils ont déjà été approuvés par l'Autorité européenne de sécurité des aliments.

Cette décision va à l'encontre des initiatives de l'UE, qui préconise généralement l'adoption de politiques communes pour l'ensemble de ses États membres.

L'UE a reconnu jeudi que les gouvernements nationaux pouvaient avoir le dernier mot dans ce dossier. La mesure doit cependant être approuvée par le Parlement européen et les États membres dans les semaines à venir.

En vertu de cet accord, les États devront obtenir un désengagement spécial pour chacune des cultures génétiquement modifiées qu'ils voudront interdire.

L'UE travaille depuis quatre ans pour trouver un terrain d'entente dans ce dossier. Il y avait tellement de division entre les membres qu'il était impossible de trouver un consensus.

Les groupes environnementaux considèrent toujours que cet accord a des failles. Ils craignent que les multinationales, comme Monsanto, puissent être en mesure de contester en cour les interdictions mises en place par les gouvernements.

L'UE a établi des lignes directrices sur l'autorisation des aliments qui contiennent des OGM et l'information donnée aux consommateurs à leur sujet, une politique qui cause problème chez les producteurs de semences génétiquement modifiées comme les États-Unis, où les règles sont beaucoup moins sévères.

Un seul type de semence génétiquement modifiée est cultivée en territoire européen jusqu'à maintenant, principalement en Espagne.

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