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Des manifestations un peu partout contre les décisions à Ferguson et New York

04/12/2014 06:18 EST | Actualisé 03/02/2015 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Dans les rues de certaines des plus grandes villes des États-Unis, la colère continuait de s'exprimer jeudi à l'égard de l'absence d'accusations contre des policiers impliqués dans la mort d'hommes noirs lors d'interventions des forces de l'ordre.

Un jour après qu'un grand jury eut décidé de ne pas poursuivre un policier de New York relativement à la mort d'un homme noir, les leaders des droits civils portaient leurs espoirs sur la promesse d'une enquête fédérale.

Les manifestants se sont fait entendre pour une deuxième soirée consécutive à New York, jeudi, transportant des répliques de cercueils sur le pont de Brooklyn. Des manifestations ont aussi eu lieu à Denver, Detroit et Minneapolis.

Des militants des droits civils ont condamné l'absence d'accusation contre un policier blanc de New York ayant agrippé par le cou un homme noir, qui est mort après l'intervention. Les représentants des organisations ont aussi annoncé une marche et un sommet sur la justice raciale qui se tiendra à Washington à la fin du mois.

Le président de la Ligue nationale urbaine, Marc Moria, qui a qualifié la décision du grand jury de Staten Island de «travestissement de la justice», a indiqué que l'année 2015 serait celle de «la justice et de l'emploi».

L'annonce des conclusions du grand jury, mercredi, a entraîné des manifestations partout au pays, notamment à New York, où des milliers de personnes s'étaient rassemblées dans les rues. Le service de police de New York a procédé à 83 arrestations.

Le 17 juillet dernier, Eric Garner, âgé de 43 ans, s'est fait prendre par le cou par un policier qui le soupçonnait d'avoir revendu illégalement des cigarettes dans les rues de New York. Les derniers instants de sa vie ont été captés sur une vidéo qui a beaucoup circulé sur Internet, où l'on entend M. Garner dire: «Je ne peux pas respirer». Un coroner avait statué que l'arrestation musclée avait contribué à la mort de l'homme.

L'avocat du policier Daniel Pantaleo et des représentants du syndicat des policiers ont plaidé qu'il avait utilisé une technique d'immobilisation autorisée — et non une prise de cou illégale comme ses détracteurs l'affirmaient — et qu'Eric Garner serait mort en raison de son mauvais état de santé.

M. Pantaleo aurait pu être accusé de négligence criminelle s'il avait su, en posant ce geste, qu'il allait mettre en péril la vie de M. Garner.

Plus de 20 représentants des droits civils se sont réunis, jeudi, au quartier général du Réseau d'action nationale du révérend Al Sharpton pour convoquer un sommet à la fin du mois, précédé d'une marche qui se tiendra le 13 décembre.

Le cas d'Eric Garner et celui du jeune Michael Brown, de Ferguson au Missouri, ont ramené dans l'actualité le sujet épineux du profilage racial aux États-Unis.

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