NOUVELLES

L'Ontario adoucit ses conditions sur les GES émis par Énergie Est

03/12/2014 02:04 EST | Actualisé 02/02/2015 05:12 EST

TORONTO - Dans le dossier de l'oléoduc Énergie Est, l'Ontario ne se préoccupe plus dorénavant des émissions de gaz à effet de serre produites à la source dans l'Ouest.

À l'issue d'une rencontre avec le premier ministre de l'Alberta, Jim Prentice, mercredi à Toronto, la première ministre Kathleen Wynne a indiqué que les inquiétudes du Canada central ne touchent que les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites dans ces deux provinces par le projet d'oléoduc, pas sur les sites d'exploitation de l'Ouest.

L'Ontario et le Québec ont posé sept conditions pour accepter le passage sur leur territoire de l'oléoduc qui doit acheminer le pétrole brut de l'ouest du pays vers des raffineries de l'est, et jusqu'au port de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. L'une de ces conditions est de mesurer l'impact environnemental de ce projet de 12 milliards $.

Le gouvernement du Québec demande ainsi une évaluation, par son propre Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, de l'ensemble du tronçon québécois du pipeline, y compris une expertise sur les émissions de GES.

Mme Wynne a précisé mercredi que ces conditions ne concernent pas l'impact environnemental de l'exploitation, du raffinage et de la combustion de ce pétrole tiré des sables bitumineux. La première ministre soutient par ailleurs qu'il ne s'agit pas d'un changement de cap pour son gouvernement, mais elle n'a pu préciser quelles émissions de GES au juste préoccupent la province dans ce projet d'oléoduc de TransCanada.

Le premier ministre albertain, lui, a rappelé mercredi que l'Office national de l'énergie, agence fédérale, prêtera une oreille attentive aux inquiétudes manifestées par l'Ontario et le Québec.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, qui a déjà donné son accord à ce projet qui verrait la construction d'un nouveau terminal d'exportation à Saint-Jean, a aussi rencontré récemment les premiers ministres des deux provinces du centre, mais il a jugé «raisonnables» les conditions posées par le Québec et l'Ontario.

Jim Prentice avait déjà rencontré mardi à Québec le premier ministre Philippe Couillard, deux jours après une semblable visite en Colombie-Britannique, pour vendre le projet qu'il qualifie d'«infrastructure essentielle dans l'édification de la nation».

M. Prentice, ancien ministre fédéral de l'Industrie dans le gouvernement de Stephen Harper, est devenu premier ministre désigné de l'Alberta en septembre dernier, après avoir été élu chef du Parti progressiste-conservateur de la province.

PLUS:pc