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Combat contre l'État islamique: la coalition se réunit pour la première fois

03/12/2014 08:52 EST | Actualisé 02/02/2015 05:12 EST

BRUXELLES - Les combattants du groupe armé État islamique (ÉI) ont envahi l'ouest de l'Irak depuis près d'un an, et, pourtant, une coalition internationale a attendu à mercredi pour se réunir officiellement pour la première fois.

Une série de désaccords diplomatiques et de problèmes politiques expliquent ce délai important dans la réponse internationale aux militants extrémistes, à commencer par la situation difficile en Irak.

L'ancien premier ministre Nouri al-Maliki s'était obstiné à rester au pouvoir longtemps, ce qui avait divisé le pays et renforcé ses ennemis. C'est seulement quelque temps avant sa démission en août que les États-Unis et ses alliés ont commencé à attaquer le groupe armé ÉI par des tirs aériens. La coalition a, jusqu'à maintenant, mené plus de 1000 attaques aériennes.

Les désaccords importants entre les alliés — sur la nature de l'aide qui devrait être fournie et le but ultime de la mission — ont toutefois contribué à ralentir l'action concertée des pays.

Les diplomates des quelques 60 pays réunis à Bruxelles, au siège de l'OTAN, mercredi, ont admis que le processus avait été long, faisait valoir que la coalition contre l'État islamique trouvait rapidement son rythme.

Selon un représentant américain, l'unité des pays sur le nouveau gouvernement à Bagdad et sur la nécessité d'une transition en Syrie, par exemple, est encourageante. Le secrétaire d'État des États-Unis John Kerry a reconnu qu'il restait encore beaucoup de travail à faire, notant toutefois que les attaques de la coalition avaient freiné les avancées du groupe.

«Ce qui était relativement facile pour eux l'été dernier est devenu plus difficile», a-t-il expliqué. Les extrémistes ne peuvent plus voyager comme ils le veulent et leurs centres de commande ont été directement ciblés par les tirs, a-t-il remarqué.

Le premier ministre irakien Haïdar al-Abadi en a profité pour demander à l'Occident de soutenir davantage son pays, «le seul du Moyen-Orient qui lutte contre le groupe armé État islamique sur le terrain».

«Il s'agit d'une des organisations les plus criminelles qui a commis des atrocités en Irak et dans la région et elle est capable d'en commettre d'autres. Et nous devons l'arrêter», a-t-il déclaré.

L'Irak voulait que la communauté internationale s'implique dans le conflit depuis au moins deux ans. L'administration Obama avait refusé d'intervenir, jusqu'à ce que l'organisation armée ÉI prenne le contrôle la capitale kurde de Mossoul.

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