DIVERTISSEMENT

Club Dix30 : se bouger les fesses avec le Boogie Wonder Band (PHOTOS)

03/12/2014 11:43 EST | Actualisé 03/12/2014 11:44 EST
David Kirouac

La frénésie du temps des Fêtes vous rebute ? La ronde des réunions de famille et des partys de bureau vous décourage? Une virée au Club Dix30 de Brossard, pendant le mois de décembre, accentuera votre sentiment d’agacement ou, au contraire, vous requinquera complètement et vous donnera envie de vider le bol à punch et de danser jusqu’aux petites heures : le Boogie Wonder Band et ses relectures de succès disco ont élu domicile au petit cabaret du Quartier Dix30 jusqu’à Noël, et veulent vous voir vous bouger les fesses.

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Boogie Wonder Band


Hélas, Boogie Cindy et ses troupes ont eu à déployer un peu d’efforts pour garder leur monde debout, mercredi, soir de première médiatique ; on aurait aimé assister à un feu d’artifices plus bruyant et pétaradant que les quelques étincelles qui ont animé les différentes tables, et ce, malgré les invitations répétées du chanteur Isaac «The Jam» Washington, qui enjoignait sans cesse la foule de lâcher son fou.

Par contre, plus le spectacle avançait, plus les spectateurs ressentaient le besoin de chasser les fourmis qui leur picotaient les jambes. Et les plus motivés, assis pour la plupart au premier rang, eux, avaient réellement envie de faire la fête et ne se sont pas fait prier pour se déhancher allègrement.

La consigne était claire dès le départ, avant même que ne soient lancées les notes d’ouverture de Keep On Jumpin, premier titre d’une longue liste des plus festives : «On veut voir tout le monde debout!», ont scandé les hôtes, avant de répéter leur mantra à quelques reprises pendant leur prestation. Ils n’ont pas toujours obtenu la réponse qu’ils méritaient, mais eux s’éclataient visiblement.

Rassembleur et bon enfant

Recette éprouvée s’il en est, la formule du Boogie Wonder Band, fondée sur des costumes colorés et scintillants, des perruques et chapeaux typiques de l’époque, des airs mythiques qu’on n’en peut plus d’entendre, mais qui réconfortent néanmoins chaque fois (In The Bush, We Are Family, Get Down Tonight, I’m Coming Out, Upside Down, Raining Men, Don’t Leave Me, Celebration, I Will Survive, Play That Funky Music, et même un assemblage de Men In Black et Miami, deux tubes qui ont fait la renommée de Will Smith), des pas de danse étudiés, une énergie contagieuse déployée au maximum, est néanmoins très puissante ; les sept musiciens (qui jouent réellement et ne s’appuient sur aucune piste sonore lorsqu’ils sont sur scène, a-t-on précisé mercredi) et trois chanteurs ont voyagé aussi loin qu’à Tokyo, New York, Monaco et en Italie pour offrir plus de 3000 représentations et se sont produits avec un régiment de célébrités, dont les Pointer Sisters, Village People, KC and the Sunshine Band et Gloria Gaynor, depuis la mise sur pied du Boogie Wonder Band, en 1996. Il suffit de jeter un œil aux chandails, affiches et autres marchandises en vente sur les lieux de leurs rendez-vous pour constater que la marque Boogie Wonder Band est bien établie, et probablement lucrative.

En ces temps de morosité et d’austérité, alors que la Grande Faucheuse vient nous dérober quelques-unes de nos personnalités bien-aimées et que l’actualité est plus souvent qu’autrement déprimante, il est réjouissant de savoir qu’on peut simplement oublier ses tracas et se laisser aller dans un cadre un peu kitsch, rassembleur, bon enfant et sans prétention, tel celui proposé par le Boogie Wonder Band. Ce dernier sied autant à la sortie de filles qu’à l’anniversaire de mariage en tête-à-tête. Il y avait d’ailleurs de tous les âges dans le public, mercredi.

La jasette n’est pas particulièrement la tasse de thé du Boogie Wonder Band – le discours de ses membres se résume surtout à des déclarations du genre «On va chanter, on va fêter, on va avoir du fun ce soir» ou «Ça fait plaisir d’être chez nous, parmi vous, ce soir» -, mais on ne peut pas reprocher à ces troubadours de se concentrer sur ce qu’ils font de mieux.

En deuxième partie, le groupe a pris les grands moyens pour inciter son parterre à laisser sa timidité de côté, en ordonnant à la salle de se diviser pour entonner l’archi-connue Celebration.

Ont suivi les toujours efficaces Funkytown et Hot Stuff et, plus tard, Bust A Move, You Sexy Thing et Another One Bites The Dust, mais encore là, la réaction ambiante a été tiède. Avant Flashlight, on a baissé l’éclairage et demandé à l’assistance de brandir cellulaires et autres joujoux électroniques lumineux ; plusieurs ont obtempéré, mais l’atmosphère est demeurée bien sage jusqu’à la fin.

Heureusement, l’ovation qui a accompagné la sortie de la bande, après ses presque 120 minutes à se démener, a été plus que généreuse, et les chanceux qui sont restés pour le rappel ont pu se rapprocher des planches, et ont eu droit à une finale endiablée, à la hauteur de la réputation du Boogie Wonder Band.

Le Boogie Wonder Band est en résidence au Club Dix30 de Brossard les 4, 5, 6, 18, 19, 20, 26, 27, 28 et 29 décembre. Promenez-vous au www.boogiewonderband.com pour en savoir plus.

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