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Les expéditeurs sont mécontents du service des chemins de fer, indique un sondage

02/12/2014 03:32 EST | Actualisé 01/02/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Le service de fret des transporteurs ferroviaires nord-américains s'est détérioré de façon significative au cours de la dernière année, révèle un sondage annuel réalisé par RBC Marchés des capitaux. Plus des trois quarts des expéditeurs ont qualifié le service de «juste» ou «pauvre», alors qu'ils n'étaient que 32 pour cent à lui accorder ces notes l'an dernier.

L'analyste Walter Spracklin a attribué ce large mécontentement à l'impact de la congestion sur le réseau et aux difficiles conditions météorologiques de l'hiver dernier.

La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) (TSX:CNR) a obtenu les meilleures notes des six grands transporteurs ferroviaires au Canada et aux États-Unis. Le deuxième meilleur du groupe était Union Pacific Railway. Le classement des quatre autres transporteurs, incluant le Canadien Pacifique (TSX:CP), n'a pas été dévoilé.

Le CN, établi à Montréal, a profité de certains indicateurs d'exploitation, comme la vitesse des trains et les temps de séjour dans les terminaux, pour surpasser ses concurrents. Malgré tout, la proportion d'expéditeurs qui ont accordé une note de «juste» ou «pauvre» au service du CN a doublé à 63 pour cent cette année.

Selon M. Spracklin, le CN a été en quelque sorte victime de son succès puisqu'il a affiché des volumes records alors que les conditions hivernales exacerbaient la congestion du réseau.

L'appréciation des expéditeurs vis-à-vis du service du Canadien Pacifique était mitigée, la proportion de réponses négatives à son endroit ayant bondi à 79 pour cent, par rapport à 48 pour cent l'an dernier. Le transporteur de Calgary a été visé pour ses plus faibles vitesses et périodes de séjour, mais il a obtenu des commentaires positifs pour ses plus courtes périodes de transit et sa meilleure performance au chapitre de la ponctualité.

Le gouvernement fédéral s'est ajusté aux inquiétudes des agriculteurs céréaliers des Prairies en instaurant, en mars, des quotas sur les volumes de céréales transportés visant à accélérer la livraison d'une récolte prodigieuse aux marchés internationaux. Ces volumes minimaux de livraison ont été prolongés la semaine dernière jusqu'au 31 mars 2015.

Le CN et le CP ont expliqué les retards de livraison par la taille de la récolte et le temps exceptionnellement froid.

Les expéditeurs n'étaient pas unanimes quant à cette réglementation. Environ 40 pour cent d'entre eux avaient une mauvaise opinion de la décision d'Ottawa, contre 15 pour cent qui l'appuyaient. Certains ont critiqué le fait que les volumes obligatoires de céréales nuisaient aux autres secteurs, tandis que d'autres ont noté que cela avait mis en évidence les problèmes au niveau du service.

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