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Congrès UPA: accaparement, soutien agricole et sécurité alimentaire sont au menu

02/12/2014 04:28 EST | Actualisé 01/02/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Le président de l'Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, a ouvert mardi le congrès qui marque le 90e anniversaire du syndicat en abordant les questions de l'heure dans le secteur, au premier chef l'accaparement des terres agricoles par de grandes sociétés d'investissement.

M. Groleau a essentiellement repris les thèmes exposés la veille en conférence de presse sur la pression qu'exercent ces sociétés sur le prix des terres et les difficultés que cette pression impose aux jeunes de la relève.

La demande de limiter durant trois ans les acquisitions par ces sociétés à 100 hectares par année et de dresser un portrait exhaustif de la situation a été transmise au ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, qui doit s'adresser mercredi aux congressistes à Québec.

M. Groleau a également insisté sur la nécessité de maintenir les différents programmes de soutien aux agriculteurs non seulement pour les producteurs eux-mêmes mais aussi parce que ce soutien est garant de la sécurité alimentaire des Québécois.

«Peu de gens se rendent compte de l'impact du soutien à l'agriculture par rapport à la sécurité alimentaire et au prix relativement bas des produits alimentaires», a fait valoir M. Groleau en entrevue avec La Presse Canadienne.

«Il faut se poser ces questions-là avant de sabrer ou de proposer de sabrer dans les programmes de sécurité du revenu des producteurs agricoles», a-t-il affirmé, avant de reconnaître que les dernières propositions en ce sens du comité présidé par Lucienne Robillard avaient effectivement été rejetées par le ministre Paradis.

D'autre part, il a fait valoir que ce soutien a permis au secteur agricole de faire croître à lui seul, au cours des six dernières années, le PIB de 2,5 milliards $, de créer 25 000 emplois et de générer des investissements de près de 8 milliards $, des performances qui peuvent être répétées durant les années à venir si l'on maintient le cap, selon lui.

«On fait partie de la colonne des revenus pour l'État et de la colonne de la création d'emplois», a insisté M. Groleau.

Quelque 320 délégués et autant d'observateurs et experts du milieu participent au 90e congrès de l'UPA, qui prendra fin jeudi au Centre des congrès de Québec.

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