DIVERTISSEMENT

artBangBang: S'offrir un tableau à la maison sans se ruiner

02/12/2014 09:15 EST | Actualisé 02/12/2014 11:31 EST
ICI Radio-Canada

Vous aimeriez exposer chez vous une œuvre d'art sans vous ruiner? La nouvelle plateforme en ligne artBangBang, qui met en contact des artistes et le public, est peut-être la solution.

Le concept, lancé en août, est simple. Les artistes présentent des œuvres que des particuliers peuvent acheter, louer ou emprunter gratuitement pour une période déterminée. L'emprunteur « magasine » sur le site, prend contact avec l'artiste, va le rencontrer dans son atelier, après quoi les deux parties signent un contrat qui stipule la durée et les conditions du prêt.

L'artiste apporte par la suite son œuvre chez l'emprunteur afin de l'aider à l'installer. Il lui laisse un porte-folio et des cartes professionnelles afin que l'emprunteur fasse sa promotion dans son entourage, notamment en mettant des photos de l'œuvre de l'artiste sur les réseaux sociaux auxquels il est abonné.

Il s'agit d'un nouveau moyen pour un artiste de se faire découvrir, de gérer sa carrière et d'éviter de laisser dormir ses œuvres dans son atelier. Pour le particulier, c'est la possibilité d'orner gratuitement son intérieur d'une œuvre d'art.

Un concept tout simple et novateur élaboré par une jeune Québécoise de 25 ans, Frédérique Marseille.

« Il y a tellement de gens qui créent, et on a tous des murs chez nous qui sont vides, alors pourquoi ne met-on pas les œuvres de tous ces artistes, qu'ils soient amateurs ou professionnels, sur nos murs qui sont vides? »

— La conceptrice Frédérique Marseille

Linda Luttinger, une jeune artiste, est heureuse de rencontrer les gens qui veulent accrocher un de ses tableaux chez eux. Elle a réussi à prêter six de ses œuvres et à en vendre deux par ce système, mais ce qu'elle aime le plus, c'est que cela la stimule, l'encourage à peindre, à créer.

Laurence Girard, de son côté, a adoré rencontrer Nycol Beaulieu, l'artiste qui a peint le tableau qu'elle vient d'installer dans son salon. « C'était génial d'aller dans son atelier, de discuter de ses tableaux, de lui dire pourquoi je voulais spécifiquement ce tableau-là », me raconte-t-elle.

La jeune femme vient de terminer l'Université, elle n'a pas les moyens de payer les quelque 4000 $ que coûte le tableau qui trône maintenant en haut de son canapé. Elle aime tellement le concept qu'elle a déjà pris contact avec un autre artiste repéré sur le site artBangBang. Et elle se fait une joie de promouvoir le travail de Nycol Beaulieu auprès de sa famille, de ses amis, et sur sa page Facebook.

Doucement mais sûrement, artBangBang fait des émules... Plus de 200 artistes s'y sont inscrits et, depuis un an, quelque 250 œuvres ont été prêtées. Là-dessus, plusieurs ont été achetées par les emprunteurs qui s'y sont finalement attachés et n'ont pas voulu les laisser repartir.

Pour l'instant, l'équipe d'artBangBang ne charge aucuns frais pour l'utilisation de la plateforme. « Mais le projet, pour qu'il vive, devra un jour générer de l'argent », constate Frédérique. La jeune femme envisage de percevoir une commission de 7 % sur le prix de vente d'une œuvre d'art qu'un emprunteur aura finalement envie d'acquérir. Une commission que l'acheteur devra acquitter afin de ne pas pénaliser l'artiste.

« Il reste encore beaucoup de travail à faire, dit Frédérique, on aimerait bien développer le concept en Europe et aux États-Unis un jour, mais pour l'instant, la priorité, c'est de devenir une référence en la matière ici. »

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