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La CPI maintient la condamnation d'un chef de guerre congolais

01/12/2014 12:53 EST | Actualisé 31/01/2015 05:12 EST

LA HAYE, Pays-Bas - Les juges d'appel de la Cour pénale internationale ont maintenu lundi la peine de 14 ans de prison imposée à un chef de guerre congolais reconnu coupable d'avoir recruté et utilisé des enfants-soldats, mettant ainsi fin au premier procès organisé par le tribunal.

Thomas Lubanga avait été condamné en mars 2012 pour avoir recruté et utilisé des enfants-soldats en 2002 et 2003. Sa condamnation avait été présentée comme un point tournant de la justice internationale et comme un avertissement sérieux lancé contre le recours à de jeunes combattants.

L'homme de 53 ans est devenu le premier suspect condamné par le tribunal international, 10 ans après sa création. Il n'a laissé paraître aucune émotion quand la décision a été annoncée.

On considère que la peine de Lubanga a débuté au moment de son arrestation, en 2006. Les juges pourront envisager de le libérer quand il aura purgé les deux tiers de sa peine — soit dès l'an prochain.

La décision a été saluée par des militants des droits de la personne. Geraldine Mattioli-Zeltner, de Human Rights Watch, a déclaré que la décision offre une certaine justice aux enfants entraînés dans la guerre en République démocratique du Congo.

Lubanga dirigeait l'Union des patriote congolais et commandait sa branche armée, les Forces patriotiques pour la libération du Congo, qui a recruté des enfants — parfois volontairement, parfois par la force — pour participer à un conflit ethnique brutal dans la région d'Ituri, dans l'est du Congo.

Le juge Erkki Kourula a indiqué que les cinq membres du comité d'appel ont rejeté à la majorité les sept motifs d'appel présentés par Lubanga.

Les procureurs avaient réclamé une peine plus lourde contre Lubanga, mais les juges ont décidé de la laisser intacte.

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