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La Bourse de Toronto recule malgré les gains du pétrole et de l'or

01/12/2014 04:35 EST | Actualisé 31/01/2015 05:12 EST

TORONTO - La hausse des cours du pétrole et de l'or n'a pas empêché la Bourse de Toronto de clôturer en baisse lundi, la séance ayant été plutôt marquée par de nouvelles inquiétudes au sujet de l'économie chinoise et par des premiers signes décourageants pour les ventes des Fêtes aux États-Unis.

L'indice composé S&P/TSX a échappé 119,38 points pour terminer la journée à 14 625,32 points, prolongeant le déclin de près de 300 points cumulé lors des deux dernières séances de la semaine dernière.

Le dollar canadien s'est pour sa part apprécié de 0,87 cent US à 88,28 cents US.

Les marchés boursiers ont été ralentis par un nouveau rapport sur l'activité manufacturière soulignant les faiblesses de la croissance économique en Chine.

L'indice HSBC des gestionnaires en approvisionnement a reculé à 50 points en novembre, par rapport à 50,4 points en octobre. Toute lecture inférieure à 50 points témoigne d'une contraction de l'activité. Selon la banque HSBC, la demande intérieure est stagnante et les nouvelles commandes sont faibles.

La croissance économique chinoise a ralenti à 7,3 pour cent au plus récent trimestre, sa pire performance en cinq ans.

Sur le TSX, le secteur aurifère a avancé de 7,2 pour cent, le cours du lingot d'or ayant bondi de 42,60 $ US à 1218,10 $ US l'once à la Bourse des matières premières de New York. C'est la première fois depuis la fin octobre que le lingot termine la journée au-dessus de la barre des 1200 $ US.

Le groupe des métaux et minerais diversifiés a chuté de 2,7 pour cent, alors que le prix du cuivre prenait 5 cents US à 2,90 $ US la livre à New York.

Le secteur de l'énergie a aussi perdu des plumes, soit 1,4 pour cent, même si le prix du pétrole brut a grimpé de 2,85 $ US à 69 $ US le baril à New York.

Le cours du pétrole a plongé d'environ 35 pour cent depuis le milieu de l'été en raison de la faiblesse de la demande et de la surabondance des réserves, ce qui est largement attribuable à une hausse de la production dans le Midwest américain.

La semaine dernière, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont décidé de laisser leur niveau de production inchangé. Une baisse de production aurait vraisemblablement permis de limiter la baisse des prix.

Par ailleurs, aux États-Unis, des données préliminaires laissent croire que les ventes des détaillants pendant le long week-end de la Thanksgiving ont été inférieures aux attentes.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a rendu 51,44 points à 17 776,80 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a effacé 14,12 points à 2053,44 points et que l'indice composé du Nasdaq a glissé de 64,28 points à 4727,35 points.

La fédération nationale du détail a affirmé que les rabais hâtifs, le plus grand nombre de consommateurs magasinant en ligne et la situation économique mitigée des Américains avaient fait en sorte qu'un moins grand nombre de personnes s'étaient déplacées dans les magasins cette fin de semaine. Le groupe a indiqué que 133,7 millions de personnes avaient fait leurs courses en magasins et sur Internet, selon un sondage, ce qui représente une baisse de 5,2 pour cent par rapport à l'an dernier.

Les dépenses totales pour la fin de semaine devraient reculer de 11 pour cent à 50,9 milliards $ US, par rapport à environ 57,4 milliards $ US l'an dernier.

Le marché canadien se prépare quant à lui à une nouvelle série de dévoilements de résultats trimestriels bancaires. La Banque de Montréal (TSX:BMO) ouvrira le bal mardi, tandis que la Banque Royale (TSX:RY) suivra mercredi. Les banques CIBC (TSX:CM), Toronto-Dominion (TSX:TD) annonceront leur plus récents résultats jeudi, tandis que la Banque Scotia (TSX:BNS) et la Banque Nationale auront leur tour vendredi.

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