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OIF: le premier ministre tunisien évoque le vote pour le choix du secrétaire général

30/11/2014 06:08 EST | Actualisé 30/01/2015 05:12 EST
SEYLLOU via Getty Images
Tunisian Prime Minister Mehdi Jomaa speaks during an interview with AFP at a hotel in Dakar on November 28, 2014 ahead of the 15th Summit of French-speaking countries (Sommet de la Francophonie). AFP PHOTO/SEYLLOU (Photo credit should read SEYLLOU/AFP/Getty Images)

DAKAR, Sénégal - Le premier ministre de la Tunisie, Mehdi Jomaa, a évoqué la nécessité de recourir au vote, dimanche, pour choisir le prochain secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Croisé dans un hall du centre de conférence où les membres sont réunis, M. Jomaa a affirmé qu'un vote pourrait être nécessaire.

De son côté, un des adversaires de Michaëlle Jean, dans la course à la tête de l'OIF, a estimé dimanche que les règles entourant le choix du secrétaire général devaient être revues.

À quelques heures de la décision, avant la clôture du sommet de la francophonie, Henri Lopes, ambassadeur du Congo à Paris, a toutefois réservé ses précisions pour plus tard.

Mme Jean et M. Lopes sont au nombre des cinq candidats qui aspirent à la sucession de l'actuel secrétaire général, Abdou Diouf, qui conclura prochainement un mandat de 12 ans à la tête de l'OIF.

Les chefs d'État et de gouvernements membres de l'OIF se réuniront dimanche en matinée, tout juste avant la clôture du sommet de Dakar, pour arrêter leur choix.

Jusqu'ici, le processus de sélection a opéré sur le mode du consensus entre les pays membres, mais un premier recours au vote en bonne et due forme pourrait être nécessaire pour la première fois, a indiqué M. Jomaa.

«Paraît-il que s'il n'y a pas de consensus on se diroigera vers un vote, a-t-il dit. Vers la fin, il faut qu'on fasse un choix. Bien évidemment, on a toujours privilégié le consensus mai sle vote a existé aussi. Parce que quand il n'y a pas consensus, il faut l'utiliser.»

S'il dit demeurer «confiant», M. Lopes a toutefois affirmé clairement la nécessité de changements.

«C'est la seule chose à laquelle je réponds: oui, a-t-il dit. On en reparlera peut-être.»

En coulisse, certains membres de délégation de pays membres ont évoqué également la nécessité de préciser les règles entourant la sélection du secrétaire général.

L'absence de limite dans les dépenses des candidats et l'élargissement de la base du scrutin par Internet aux résidents des pays membres ont notamment été évoqués.

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