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Un homme qui serait délirant selon ses avocats sera exécuté au Texas

29/11/2014 09:32 EST | Actualisé 29/01/2015 05:12 EST

HUNTSVILLE, États-Unis - Scott Panetti, qui a abattu ses beaux-parents en 1992, ne devrait pas être exécuté en raison de ses troubles mentaux, estiment ses avocats.

Panetti a été condamné à mort en 1995 après avoir reconnu le meurtre de Joe et Amanda Alvarado. Il devrait être exécuté mercredi. Ses avocats tentent toutefois de lui éviter la peine de mort, ou du moins, de reporter sa date d'exécution pour qu'ils puissent prouver que son état psychologique ne justifie pas une telle sentence.

Ils croient que son cas suscite la réflexion quant à la légalité de condamner à mort des détenus qui éprouvent des problèmes mentaux.

Panetti, qui a été diagnostiqué avec de la schizophrénie paranoïde, avait été hospitalisé des dizaines de fois avant le drame survenu en septembre 1992. L'homme avait ouvert le feu sur ses beaux-parents devant son ex-épouse et sa fille qui avait trois ans à l'époque.

En 2007, la Cour suprême des États-Unis avait statué que les prisonniers pouvaient être exécutés s'ils avaient pris conscience de leur peine et s'ils en avaient une «compréhension rationnelle». Les avocats s'étaient finalement tournés vers les tribunaux fédéraux, qui avaient conclu de la «compétence» de Panetti à recevoir la peine capitale dans son état.

Sept ans après sa dernière évaluation de santé mentale, Panetti démontrerait de plus en plus des signes de délire, selon son avocate Kathryn Kase, qui l'a visité il y a quelques semaines. Il croit qu'il est puni par une conspiration satanique, voulant l'empêcher de prêcher l'Évangile.

«Il ne sait pas pourquoi l'État du Texas veut l'exécuter. On doit avoir une explication rationnelle et factuelle de sa peine. Et dans le cas de M. Pacetti (...) ce n'est clairement pas rationnel ou factuel», a-t-elle analysé.

Les procureurs affirment toutefois que Pacetti est sain d'esprit et que, de toute façon, ses avocats ont eu tout leur temps pour effectuer d'autres évaluations psychiatriques.

Une avocate du comté de Gillespie, où Pacetti a été jugé, a mentionné qu'il avait pu discuter des élections de mi-mandat avec d'autres prisonniers au début du mois de novembre.

«À tout le moins, Pacetti peut s'orienter dans le temps et et dans les lieux», a déclaré Lucy Wilke.

La Cour des appels criminels du Texas a refusé d'interrompre le processus d'exécution. La Cour d'appel fédérale se penchera sur son cas prochainement.

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