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La station de ski Stoneham fermée; les syndiqués rejettent les offres finales

29/11/2014 12:37 EST | Actualisé 29/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - La station de ski Stoneham, dans la région de Québec, demeure fermée ce week-end en raison d'un conflit de travail mais le syndicat, affilié à la CSN, se dit prêt à reprendre le dialogue avec l'employeur.

Les employés syndiqués de la station ont rejeté vendredi soir l'offre dite «finale» de l'entreprise, Resort of Canadian Rockies, qui avait décrété un lock-out, mercredi soir.

Lors de l'assemblée générale, 70 employés syndiqués de la station présents ont rejeté à 88 pour cent l'offre déposée mercredi dernier. Ils ont aussi voté à 95 pour cent pour la grève générale illimitée. Les deux votes se sont faits à scrutins secrets.

Le syndicat se dit prêt à reprendre les négociations avec l'employeur et ce, en tout temps. Une conciliatrice est affectée au dossier depuis quelques semaines.

Des employés syndiqués, dont des responsables des remontées mécaniques et de l'entretien des pistes, ont dressé des piquets de lock-out devant la station touristique située au nord de Québec.

Sur son site internet, l'entreprise a ajouté dans le haut de sa page d'accueil «Fermeture exceptionnelle de la station ce week-end», sans donner plus de détails.

Pour la CSN, la seule offre «finale» a été présentée mercredi tout juste avant la mise en lock-out, une décision qu'elle a vivement déplorée.

Luc Forbeaux, le président du syndicat local, réclame pour ses membres un rattrapage salarial alors que les 150 travailleurs syndiqués (en période de pointe) sont payés selon lui entre 18 et 20 pour sous la moyenne salariale des autres centres de ski syndiqués CSN du Québec.

Il exige aussi que les employés soient payés à la semaine, pour ne pas avoir à traverser la période des fêtes sans avoir été rémunéré, et un régime de retraite simplifié semblable à celui du mont Sainte-Anne, qui relève aussi du même propriétaire.

La porte-parole de l'entreprise, Lisa Marie Lacasse, avait affirmé plus tôt cette semaine que l'entreprise ne pouvait opérer ce week-end, faute d'entente.

La station était ouverte partiellement avant le lock-out. Elle devait ouvrir sept jours, sept soirs, dès le vendredi le 5 décembre.

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